A dix jours du référendum, le Labour hausse le ton contre le Brexit

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    LONDRES, 13 juin (Reuters) - Le Parti travailliste 
britannique lance ce lundi une nouvelle campagne pour tenter de 
convaincre ses sympathisants de se déplacer aux urnes le 23 juin 
et de voter pour le maintien du Royaume-Uni dans l'Union 
européenne. 
    Le parti d'opposition, officiellement partisan de la 
présence continue du pays dans l'UE, a été accusé de ne pas 
peser suffisamment dans le débat. Son dirigeant, Jeremy Corbyn, 
s'est notamment vu taxer de passivité.  
    Or la participation des électeurs travaillistes au 
référendum pourrait être cruciale pour l'issue du vote. Les 
électeurs conservateurs se déchirent en effet sur la question, 
leur chef de file, le Premier ministre David Cameron, militant 
pour le "In" tandis qu'un autre poids lourd du parti, l'ancien 
maire de Londres Boris Johnson, a pris la tête du camp du 
Brexit. 
    Cette nouvelle campagne travailliste, axée sur le thème de 
la place du Royaume-Uni dans le monde, sera conduite par Gordon 
Brown, ex-Premier ministre (2007-2010).  
    "A compter d'aujourd'hui et jusqu'au 23 juin à 22h00, nous 
n'aurons pas de repos et je ne cesserai d'expliquer pourquoi les 
neuf millions d'électeurs travaillistes ont le plus à gagner en 
restant dans l'UE", devrait dire l'ancien chef de gouvernement 
dans un discours programmé à Leicester, dans le centre de 
l'Angleterre. 
    "Voter en faveur du 'Remain', c'est voter pour un avenir 
positif et plus fort et une alternative au Brexit des 
conservateurs", devrait-il ajouter, évoquant l'emploi, le droit 
social et la "voix britannique sur la scène mondiale". 
    Il y a deux ans, Brown s'était fortement impliqué dans la 
campagne référendaire sur l'indépendance de l'Ecosse, et son 
intervention avait été analysée comme l'un des facteurs de la 
victoire du maintien dans le Royaume-Uni par 55% des voix contre 
45%. 
    Un autre ténor du Labour, Hilary Benn, chargé des affaires 
étrangères au sein du "cabinet fantôme", a déclaré pour sa part 
que les intérêts britanniques étaient mieux défendus dans le 
cadre de l'adhésion du pays à des institutions et alliances 
internationales. 
    "Nous avons dorénavant atteint un moment charnière dans ce 
référendum. Le train du Brexit menace de quitter la gare et de 
nous engager sur une voie qui ne pourra que mener à la 
catastrophe. C'est pourquoi il est si important que nous 
assumions cette plaidoirie patriotique pour rester dans l'UE et 
préserver la grandeur de la Grande-Bretagne", a-t-il dit. 
         
    VOIR AUSSI 
    LE POINT sur le référendum du 23 juin:   
 
 (Kylie MacLellan; Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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