A deux mois de l'Euro, la Suisse n'a plus de certitudes

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A deux mois de l'Euro, la Suisse n'a plus de certitudes
A deux mois de l'Euro, la Suisse n'a plus de certitudes

Sur le papier, la Suisse est l'adversaire le plus dangereux dans le groupe de la France à l'Euro 2016. Mais à deux mois et demi du début de la compétition, les nuages s'amoncellent dans le ciel de la Nati, à l'instar de la mise à l'écart du capitaine Gökhan Inler.

Les trois derniers matchs amicaux de la Suisse devaient être de simples formalités visant à faire le plein de confiance avant l’Euro. Mais après une victoire en Autriche et une défaite en Slovaquie en novembre, la Nati a rechuté vendredi soir en Irlande (1-0). Une défaite qui inquiète au pays, à deux mois et demi de l’entrée en lice des hommes de Vladimir Petkovic, le 11 juin contre l’Albanie, à Lens. Adversaire supposé le plus redoutable dans le groupe de la France, le neuvième du classement FIFA traverse pourtant une période de doute illustrée par la défaite en Irlande. Depuis 2014, les grands espoirs locaux peinent à confirmer à l’instar de Shaqiri, Seferovic ou Drmic (forfait pour l’Euro), seul Xhaka, capitaine à Mönchengladbach semblant connaître un parcours linéaire.

Petkovic : « Le crédit d’Inler n’est pas illimité »

Mais là où la Suisse navigue en eaux troubles, c’est avec l’affaire Gökhan Inler. Cadre de la Nati depuis 2006, le capitaine de la sélection vient d’être mis à l’écart par le successeur d’Ottmar Hitzfeld. En cause, le temps de jeu du milieu de Leicester, relégué sur le banc par N’Golo Kanté chez les Foxes. « Gökhan paie tout simplement son manque de temps de jeu, s’est justifié le sélectionneur suisse en conférence de presse. C'est une décision arrêtée uniquement sur un critère sportif. Il l'a comprise. J'ai suivi ma ligne de conduite. A mes yeux, le temps de jeu est primordial. Un joueur qui ne joue pas régulièrement perdra tôt ou tard le bon rythme. Gökhan, en raison de son vécu en sélection, a bénéficié d'un crédit de ma part à l'automne et même avant quand il ne jouait pas tous les matchs avec Naples. Mais ce crédit n'est pas illimité. »

Celestini : « Il faut voir l’importance qu’a Inler… »

Interrogé par la RTS, l’ancien Marseillais Fabio Celestini estime que l’ancien Napolitain peut même faire une croix sur le Championnat d’Europe. « Il faut voir l’importance qu'Inler a en équipe nationale, sur le terrain mais aussi en dehors. Ce sont des facteurs importants dans une dynamique de groupe. Il faut bien analyser ce que ça peut apporter à l’équipe de ne pas le convoquer, en positif et en négatif. Le sélectionneur a dû le faire et a pensé que la meilleure chose était de ne pas le convoquer pour les deux matche à venir. Ne pas appeler le capitaine, même s’il ne joue plus depuis un moment, est un geste très fort. Il faudra voir comment l’équipe réagit par rapport à ça. Je pense qu’aujourd’hui, la décision qu’a prise le sélectionneur est de ne pas convoquer Gökhan Inler pour l’Euro. Pour moi, c’est très clair. » Une atmosphère pesante qui ne joue pas en la faveur des Suisses, qui tenteront de se rassurer en Bosnie, mardi. Sous peine d’aborder l’Euro en panne de confiance.

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