À Cuba, parole libérée et critiques déchaînées

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REPORTAGE - Cinq ans après avoir remplacé Fidel à la tête du régime, il focalise les frustrations des Cubains.

De notre envoyé spécial à La Havane.

Cojimar est un petit port de pêche situé à quelques kilomètres de La Havane. Ernest Hemingway y partait sur son yacht, el Pilar, avec son capitaine, Gregorio Fuentes. Celui-ci a inspiré l'écrivain pour son roman Le Vieil Homme et la mer. Fuentes est mort en 2002, mais Cojimar a gardé l'âme rebelle.

À l'entrée de la base nautique de pêche, un sexagénaire au visage buriné et aux longues mains d'étrangleur tord le cou aux Castro: «L'époque d'Hemingway, c'était encore le bon temps pour nous, pêcheurs. Ça n'a pas duré.» Le Cubain pointe une vaste fresque. Ernest Hemingway y fait face à Fidel Castro. «Nous ne pouvons plus pêcher de façon sérieuse. Nous n'avons pas le droit de nous éloigner de plus de trois miles des côtes la nuit et de six miles le jour. Le poisson ne manque pas: des requins-marteaux, des requins blancs, des espadons, mais les autorités nous interdisent de vendre librement nos prises.» Le vieil homme dü/p>...

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