A Cuba, le nouvel espoir d'un internet ouvert à tous

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A Cuba, le nouvel espoir d'un internet ouvert à tous
A Cuba, le nouvel espoir d'un internet ouvert à tous

Deux fois par semaine, Alfredo Castellano doit se rendre dans le centre-ville de La Havane pour rédiger à la hâte quelques mails sur un ordinateur vétuste d'une salle internet.A l'instar d'une majorité de Cubains, Alfredo ne peut se connecter à domicile mais il nourrit depuis quelques semaines l'espoir d'un changement à la faveur du rapprochement historique annoncé mi-décembre entre les États-Unis et Cuba."Je suis très enthousiaste parce que cela pourrait changer beaucoup de choses. Ce qu'on ignore, c'est le temps que ça va prendre", explique le jeune homme de 28 ans avant d'expédier un message à une amie résidant à Winnipeg, au Canada.Casquette de baseball et débardeur, ce guide touristique en formation paie 1,5 dollar de l'heure pour consulter sa boîte mail sur l'un des douze écrans de cette petite salle confinée. "Ici, la technologie est un peu en retard", regrette Alfredo, qui n'avait pas accès au réseau lorsqu'il suivait ses études d'informatique il y a dix ans. Aujourd'hui, il préfère passer une demi-heure dans les transports en commun pour bénéficier d'un débit correct."Les gens sont très frustrés. Il y a beaucoup de choses qu'on ignore parce qu'on n'a pas internet", poursuit-il.- Projet encore flou -Pour contourner le problème, les plus débrouillards ont trouvé le moyen de pirater les mots de passe des signaux wifi de certains hôtels et bureaux de la capitale.D'autres profitent du "paquete": des centaines de mégabytes de films, émissions de TV, jeux et programmes informatiques, actualisés chaque semaine, qui circulent sous le manteau à prix modique.Dans certains quartiers périphériques de La Havane, des centaines de passionnés des jeux en ligne ont créé leur propre réseau en installant illégalement de puissants routeurs wifi. Ils peuvent ainsi échanger des contenus et jouer en groupe dans leur intranet.Les autorités ferment pour l'instant les yeux, tant que les règles ...

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