À côté de l'Élysée, les commerçants à l'agonie

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Un policier en poste devant le palais de l'Élysée le 8 janvier 2015. 
Un policier en poste devant le palais de l'Élysée le 8 janvier 2015. 

C'est une conséquence du plan Vigipirate à laquelle on ne s'attendait pas. Les commerçants du très chic 8e arrondissement de Paris ont vu leurs clients déserter les lieux à cause des mesures de sécurité très strictes mises en place dans le périmètre du palais de l'Élysée. « Depuis les attentats de janvier 2015, comme tout le monde, nous subissons une baisse de fréquentation des touristes de 30 %. Mais à cela s'ajoute une baisse de 40 % à cause de toutes ces restrictions de déplacement », explique ce lundi Jeanne Doucet, propriétaire de deux boutiques du quartier, au quotidien Le Parisien. Avant de s'insurger : « L'autre jour, une cliente est arrivée accompagnée de deux agents, juste pour acheter une petite culotte. » Placée juste en face de l'Élysée, rue du Faubourg-Saint-Honoré, sa boutique n'est pas la seule à subir une forte baisse de fréquentation. Quelques mètres plus loin, un autre commerce attend d'un jour à l'autre les huissiers. « Les fourgons de police ont pris l'habitude de se mettre devant chez moi. Parfois, c'est la cantine du midi. Les hommes en gilets pare-balles et mitraillettes restent sur le trottoir. Ce n'est pas très engageant pour les clientes », explique Lucie Manoukian, vendeuse d'étoles de luxe, qui paie 7 000 euros pour l'utilisation de ses 28 m2.

Barrières, voitures de police, contrôles d'identité? Rien n'est fait pour que les badauds aient envie de flâner rue du Faubourg-Saint-Honoré, qui...

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