A Colomiers, le meeting pro-Hollande permet à Manuel Valls de s'afficher en recours

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Rentree politique des socialistes qui soutiennent le gouvernement, reunis à Colomiers (Haute-Garonne). A la fin du meeting, le Premier ministre Manuel Valls chante la Marseillaise, le 29 août.
Rentree politique des socialistes qui soutiennent le gouvernement, reunis à Colomiers (Haute-Garonne). A la fin du meeting, le Premier ministre Manuel Valls chante la Marseillaise, le 29 août.

Ses amis assurent qu’il ne se prépare pas pour la prochaine présidentielle… mais se tient simplement prêt si le chef de l’Etat déclarait forfait. Lundi, il s’est dépeint en « premier ministre mais libre ».

Que cherche Manuel Valls ? Lundi 29 août, la réunion publique organisée par le PS et les proches de François Hollande, à Colomiers (Haute-Garonne), devait être la première étape de la campagne de soutien au chef de l’Etat, toujours président de la République et pas encore candidat à la présidentielle. Mais, en réalité, cette grand-messe socialiste s’est transformée contre le gré des amis du chef de l’Etat en meeting d’affirmation du premier ministre.

En cette rentrée, les proches du chef du gouvernement s’en cachent à peine : à huit mois de la présidentielle, leur champion, affirment-ils, est le meilleur recours… si d’aventure, M. Hollande décidait de ne pas être candidat à sa propre réélection. Mais, en entretenant cette musique politique, les vallsistes contribuent à affaiblir un chef de l’Etat toujours aussi mal en point dans les sondages. Entre la préparation d’un plan B de secours, au cas où, et l’empêchement d’un plan A qui ne leur sied guère, la frontière est mince.

A la tribune, lundi soir, pendant près d’une heure, M. Valls s’est montré prudent, comme à chaque fois qu’il se situe par rapport à M. Hollande. Pas question pour lui d’apparaître comme Brutus, alors que d’autres, comme Arnaud Montebourg ou Emmanuel Macron, font tout leur possible pour tuer dans l’œuf une candidature Hollande à la fin de l’année. Il a donc rappelé sa « loyauté » au chef de l’Etat, mais il s’est aussi, et surtout, dépeint en « premier ministre et libre, premier ministre mais libre ».

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