A Colombey, les harkis demande à Hollande la reconnaissance de leurs souffrances

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A Colombey, les harkis demande à Hollande la reconnaissance de leurs souffrances
A Colombey, les harkis demande à Hollande la reconnaissance de leurs souffrances

Le lieu choisi est éminemment «symbolique», «car si le général De Gaulle a été un grand homme pour la France, il a été à l'origine de tous nos malheurs». Une cinquantaine de harkis et leurs descendants ont choisi sa ville de Colombey-les-Deux-Eglises (Haute-Marne) pour exiger de François Hollande la reconnaissance officielle de la responsabilité de la France dans le massacre et l'abandon après la guerre d'Algérie de ces supplétifs de l'armée française.

«Il faut que le président honore sa parole au plus tôt car sinon en 2017, nous lui réservons une surprise dans les urnes», a mis en garde Boaza Gasmi, le président du Comité national de liaison des harkis (CNLH), devant quelques anciens «soldats musulmans», drapeau tricolore en main et buste bardé de médailles. «Nous attendons du président Hollande des gestes forts et hautement significatifs car notre cause est noble et digne de la République que nos pères ont servie», a-t-il déclaré, en présence de nombreux enfants de harkis souvent émus à l'évocation des massacres de leurs familles restées en Algérie.

Hollande s'était engagé 

En avril 2012, durant la campagne présidentielle, François Hollande s'était engagé «à reconnaître publiquement les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des harkis, le massacre de ceux restés en Algérie et les conditions d'accueil des familles transférées dans des camps en France». Le 24 septembre 2012, il a reconnu la «faute» de la France dans «l'abandon» des harkis, un geste jugé insuffisant par les associations qui attendent un décret ou l'inscription de cette reconnaissance dans la loi.

Au lendemain des accords d'Evian du 18 mars 1962 consacrant le retrait français d'Algérie, 75 000 à 150 000 harkis, selon les sources, avaient été abandonnés en Algerie victimes de sanglantes représailles. Quelque 30 000 à 60 000 ont été admis en France, logés dans des camps de fortune. Les harkis ...

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  • mlaure13 le samedi 10 mai 2014 à 15:30

    Les Gvts félons préfèrent la repentance envers la chienlit du monde...plutôt que la reconnaissance de ceux qui ont donné leurs vies pour la France, et qu'on a laissé massacrer par cette même chienlit !...