A.Clément : " Dans la logique de la demi-finale "

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A.Clément : " Dans la logique de la demi-finale "
A.Clément : " Dans la logique de la demi-finale "
Après avoir annoncé sa sélection (Tsonga, Monfils, Gasquet et Benneteau) pour la finale de la Coupe Davis contre la Suisse, du 21 au 23 novembre, Arnaud Cément est revenu en conférence de presse sur ses choix et sur la préparation des Tricolores avant ce grand rendez-vous.

Arnaud Clément, simplement pourquoi cette sélection ? Pouvez-vous nous la commenter avec Gilles Simon en cinquième homme ?
C'est toujours délicat avec des joueurs aussi forts et aussi proches les uns des autres. Mais pour le moment il fallait faire un choix. Je reste dans la logique de la demi-finale qui a été jouée à Roland-Garros il y quelques semaines (ndlr : face à la République Tchèque).

Avez-vous hésité concernant le choix du remplaçant ?
Le fait que tous les joueurs soient en forme, qu'il n'y ait pas de pépin physique aujourd'hui, m'amène à faire le même choix qu'à Roland-Garros. Mais Gilles (Simon) a eu de très bons résultats ces dernières semaines et en terme de niveau de jeu, il est également très proche des autres, mais encore une fois il faut faire un choix.

« Si un joueur se blesse, j'aurai confiance en Gilles Simon »

Vous avez privilégié les résultats et l'expérience en Coupe Davis ?
Vous savez il y a énormément de critères et il y a énormément de choses qui rentrent en compte pour vous décortiquer chacun et son importance. Aujourd'hui, je sens les choses comme ça. Vous savez demain pour une raison ou une autre, ce que je n'espère pas, si un joueur se blesse, je n'aurais aucun problème à envoyer Gilles sur le court et j'aurais confiance, sachant le niveau de jeu qui est le sien et la confiance qu'il a en son tennis aujourd'hui.

Les pépins physiques de Gaël Monfils ou Jo-Wilfried Tsonga sont derrières eux maintenant ?
Oui. Ecoutez, ils ont très bien géré cette période depuis la République Tchèque. Ils ont eu des petits pépins chacun à un moment donné et ils ont tout fait justement pour arriver ici sur ce stage à Bordeaux sans en avoir. J'en suis très heureux, cela montre aussi l'engagement qu'ils ont envers la compétition et les uns envers les autres également.

Comment Gilles Simon a-t-il pris cette décision ?
Déjà je ne vais pas vous raconter les échanges que j'ai avec les joueurs (rires), on ne peut pas tout dire, il faut garder une certaine intimité dans l'équipe. On a des discussions qui sont très franches avec Gilles et on n'a jamais eu de problème de ce côté-là. Il y a beaucoup de respect des joueurs par rapport à mes choix.

Est-ce que dans votre idée, vous allez annoncer le choix des simples et du double assez tôt, ou justement maintenir les joueurs sous pression le plus longtemps possible ?
Non, comme lors des rencontres précédentes, pour moi dès que ce sera clair je l'annoncerai aux joueurs. Je ne peux pas vous dire quand et où aujourd'hui, mais ils seront au courant.

Comme pour le moment vous fonctionnez dans la logique de la demi-finale, est-ce que ça serait compliqué de dire à Richard Gasquet qu'i ne va pas jouer pas en simple cette finale alors qu'il a fait le boulot contre la République Tchèque ou l'Australie ?
Je ne réfléchis pas en ces termes. Vous savez, je me nourris de chaque rencontre, mais chaque rencontre est indépendante. Non je ne pense pas que ce soit compliqué, moi je réfléchis, quelle équipe sera la plus performante pour battre les Suisses dans une dizaine de jour.

« Les Suisses sont favoris »

Vous avez le choix des hommes contrairement à la Suisse, est-ce que cela place la France comme favorite ?
Très sincèrement je ne pense pas. Je pense que les Suisses sont favoris. Même si on ne prend pas en compte la carrière et le prestige de Roger Federer, ils (Roger Federer et Stan Wawrinka) sont numéro 2 et 4 mondial aujourd'hui et ce n'est pas le cas de l'équipe de France. Par contre nous avons d'autres atouts, notamment cette homogénéité. C'est un atout important que nous avons et nous l'utiliserons si nous en avons besoin.

Qu'attendez vous de cette semaine d'entraînement ?
La logique de cette semaine c'est de monter assez vite en intensité pour pouvoir fournir beaucoup de journées de hautes qualités. On va arriver dans des oppositions, des sets d'entraînements et ça va être important de voir des joueurs à l'aise et qui trouvent leurs automatismes sur terre battue. Après il n'y a pas de précipitations à avoir non plus. C'est une montée en puissance de tout le monde.

Quel est le plan de travail jusqu'au premier match contre les Suisses ?
Il faut essayer d'avoir trois, quatre grosses journées. Ils ont déjà fait de très bons entraînements. Après on ne peut pas faire aux joueurs des choses qui n'ont pas l'habitude de faire. Justement, ce serait une erreur et parfois même dangereux par rapport à ce que leur corps à l'habitude d'encaisser.

Arrivez-vous à préparer le double en l'absence de Julien Benneteau ici à Bordeaux ?
Sans travailler forcément le double, on peut travailler des exercices de double. Donc oui, on va régulièrement le travailler ici. 

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