A Cannes, la renaissance de la sélection officielle

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Le 69e Festival de Cannes s'est déroulé du 11 au 22 mai 2016.
Le 69e Festival de Cannes s'est déroulé du 11 au 22 mai 2016.

Cette édition 2016 a gravité autour de la compétition, qui n’avait pas présenté un visage si plein, si riche, depuis de nombreuses années.

Il fallait rétablir les hiérarchies. Ne pas laisser la place au doute. Renvoyer à la rubrique des faits divers l’édition 2015, qui avait vu un trio de grands cinéastes déserter la sélection officielle pour rejoindre la Quinzaine des réalisateurs, et conférer par leur geste un prestige inédit à cette section parallèle, que relayèrent une pluie d’articles louangeurs et une cascade de Césars.

Partagée entre une compétition aux allures de vitrine de luxe d’un cinéma d’auteur calibré pour le marché international, et une section Un certain regard privée à la dernière minute des œuvres artistiquement ambitieuses qui auraient dû y faire contrepoint, la sélection officielle avait à l’inverse été fort critiquée, et son prestige en avait pris un coup.

Tout cela n’est plus qu’un mauvais souvenir. Tout à Cannes, cette année, gravitait autour de la compétition, qui n’avait pas présenté un visage si plein, si riche, depuis de nombreuses années. Aussi intenses furent-ils, les scintillements épars qui émanaient du reste de la programmation (La Mort de Louis XIV, d’Albert Serra, hors compétition, Diamond Island, de Davy Chou à la Semaine de la critique, Le Parc, de Damien Manivel à l’ACID, pour ne citer que ceux-là) rejaillissaient sur l’aura de la section reine.

Espoir galvanisant A son sommet, une œuvre magistralement punk, le Toni Erdmann, de l’Allemande Maren Ade, dont la secousse tellurique a fait l’effet d’une formidable catharsis collective. De l’autre côté du spectre, un film mo...

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