A Bure, le mur du chantier pour déchets nucléaires abattu

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RASSEMBLEMENT ANTI-NUCLÉAIRE À BURE
RASSEMBLEMENT ANTI-NUCLÉAIRE À BURE

STRASBOURG (Reuters) - Des manifestants opposés au projet d'enfouissement des déchets radioactifs à Mandres-en-Barrois, près de Bure, dans la Meuse, ont abattu dimanche une partie du mur de béton construit par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) pour protéger un chantier sur place.

Un rassemblement d'opposants à ce projet de stockage souterrain de déchets nucléaires était organisé à l'occasion du week-end prolongé du 15 août.

La marche de dimanche, partie dans la matinée de la mairie de Mandres-en-Barrois pour rejoindre la forêt où l'Andra mène des travaux exploratoires, a réuni 400 à 500 personnes selon les organisateurs, 200 à 250 selon la préfecture.

D'après Irène Gunepin, une manifestante sur place jointe par Reuters, environ 150 personnes ont participé à la destruction de l'enceinte, qui s'est déroulée "dans un climat apaisé".

Selon elle, vers 16h30, près d'un quart du mur - soit environ 300 mètres - avait été détruit.

Il n'y a pas eu d'affrontements avec les forces de l'ordre, car la préfecture avait décidé de retirer ses effectifs du bois vendredi.

"Il appartiendra désormais à l'Andra de décider de porter plainte ou non", a indiqué à Reuters Corinne Simon, secrétaire générale de la préfecture de la Meuse.

L'Andra n'était pas joignable dimanche pour préciser ses intentions à la suite de la destruction du mur.

Le tribunal administratif de Bar-Le-Duc a ordonné le 1er août l'arrêt du défrichement et la remise en état des parcelles concernées, jugeant qu'une autorisation préfectorale était nécessaire pour poursuivre ces opérations.

Dans le sillage de cette décision, l'Andra avait précisé que ce mur de deux mètres de haut - qui a été autorisé par la mairie de Mandres-en-Barrois et n'est pas concerné par la décision du 1er août - visait seulement à protéger le chantier, cible selon elle de dégradations et d'actes de malveillance de la part des opposants au projet.

Des opposants au projet occupant la forêt de Mandres-en-Barrois depuis le 19 juin avaient été évacués par les forces de l'ordre le 7 juillet.

C'est dans cette zone qu'est prévue l'implantation du Cigéo (Centre industriel de stockage géologique), à quelques kilomètres du laboratoire souterrain de Bure, où sont menées les études de l'Andra sur le stockage en profondeur, dans des couches d'argile, des déchets les plus radioactifs ou à vie longue produits en France.

La contestation de ce projet a regagné en vigueur cet été après que le Parlement a voté le 11 juillet une loi une loi précisant les modalités de création du Cigéo.

(Jean-François Gérard, avec Myriam Rivet à Paris, édité par Tangi Salaün)

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  • M8637171 il y a 7 mois

    Les zadistes, payés au RSA par notre travail, bafoue les décisions de la république.

  • berkowi il y a 7 mois

    D'accord avec vous. Mais j'aimerai bien savoir, si notre gouvernement va laisser faire pour que la situation devienne inextricable.

  • godardja il y a 7 mois

    Les zadistes se réveillent un peu tard et je ne vois pas le gouvernement ni les gouvernements qui vont suivre abandonner ce projet qui bénéficie d'un large consensus politique et est vital pour l'avenir du nucléaire.

  • berkowi il y a 7 mois

    Pourquoi avoir censuré frick ? Ce que j'en lisais n'avait rien d'offensant ni de malpoli. Bizarre le censeur de garde !!

  • berkowi il y a 7 mois

    Se faire irradier avec des produits qui sont installés sous terre à plusieurs dizaines de mètres dans des emballages qui les rendaient déjà pratiquement inoffensifs ! Restons sérieux. Bien entendu, je disais inoffensifs dans le contexte de leurs protections actuelles alors qu'ils sont dans des piscines, pour les plus virulents. Mais, pour faire peur, il faut s'accrocher à toutes les rumeurs. Arrêtons de considérer que notre gouvernement est là pour nous achever.

  • berkowi il y a 7 mois

    C'est reparti, les zadistes sont de retour.