A Bruxelles, Hollande tente d'éteindre la polémique avec Barroso

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FRANÇOIS HOLLANDE TENTE DÉSAMORCER LA QUERELLE AVEC LE PRÉSIDENT DE LA COMMISSION EUROPÉENNE
FRANÇOIS HOLLANDE TENTE DÉSAMORCER LA QUERELLE AVEC LE PRÉSIDENT DE LA COMMISSION EUROPÉENNE

BRUXELLES (Reuters) - François Hollande s'est efforcé une nouvelle fois vendredi de désamorcer la querelle entre une partie de son gouvernement et le président de la Commission européenne en marquant son "respect" des institutions communautaires.

Dernière expression en date du "Barroso-bashing" en cours en France, la ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq, a dit vendredi sur LCI que José Manuel Barroso "n'a rien fait de son mandat".

La porte-parole du gouvernement français, Najat Vallaud-Belkacem, avait déclaré mercredi que l'équipe de Jean-Marc Ayault partageait "sur le fond" la critique d'Arnaud Montebourg, qui a accusé le président de la Commission européenne d'être "le carburant" du Front national en France.

"Ce n'est pas le débat de personnes qui est intéressant, c'est le débat sur les politiques", a dit François Hollande lors d'une conférence de presse à l'issue du Conseil européen de Bruxelles.

"Je respecte les institutions communautaires parce que ce sont les institutions légitimes", a-t-il souligné.

"Les personnes sont là au nom d'une légitimité, c'est-à-dire des élections : élections nationales, élections européennes", a fait valoir le chef de l'Etat. "Tous ceux qui sont à la table du Conseil européen ne sont pas venus de nulle part, sans autorisation. Ils sont venus parce que les chefs et de gouvernement les ont choisis, en accord avec le Parlement".

François Hollande a eu l'occasion de s'expliquer ces derniers jours avec José Manuel Barroso, en désaccord avec lui notamment sur la question de "l'exception culturelle" dans les négociations de libre-échange entre l'Union européenne et les Etats-Unis.

Nombre de dirigeants socialistes et de ministres français, à l'exception notable du chef de la diplomatie Laurent Fabius, se sont déchaînés contre le président conservateur de la Commission européenne, qui est en fin de mandat.

José Manuel Barroso a balayé de son côté les propos de Nicole Bricq.

"Il y a des commentaires qui ne méritent aucun commentaire", a-t-il dit à la presse. "Pendant que ces personnes faisaient des déclarations, je travaillais avec les chefs d'Etat et de gouvernement pour la croissance et l'emploi (...). C'est cela notre préoccupation, ce que nous pouvons faire pour l'Europe, c'est mon travail".

"Bien entendu, j'ai parlé et travaillé avec l'ensemble des chefs d'Etat et de gouvernement pendant la réunion, y compris avec François Hollande, avec qui je coopère étroitement", a-t-il ajouté.

Emmanuel Jarry et Elizabeth Pineau, avec Paul Taylor, édité par Sophie Louet

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  • M601364 le vendredi 28 juin 2013 à 17:46

    Baroso en fin de mandat il a envie de rempiler le pauvre il a peur du chômage dans lequel il nous a mis !!!!!!!!!!!!

  • M4189758 le vendredi 28 juin 2013 à 17:32

    JPi - Polémique ou poudre aux yeux ? Et comment faire disparaitre une augmentation de déficit de 36,56 milliards d'euros en trois mois ? 146 en 1 an ? 91,xx% du PIB ? De la faute à Zarkozy ??? Moi je pense que c'est du talc (poudre aux fesses) pour les gogos.

  • jbayart2 le vendredi 28 juin 2013 à 17:31

    donc si j ai bien compris les socialos partagent les idées de l extreme droite???