A Bruxelles, Cameron bataille pour arracher des concessions

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LE BREXIT AU CENTRE DES DISCUSSIONS À BRUXELLES
LE BREXIT AU CENTRE DES DISCUSSIONS À BRUXELLES

par Elizabeth Piper et Francesco Guarascio

BRUXELLES (Reuters) - Le Premier ministre britannique David Cameron a bataillé toute la nuit de jeudi à vendredi à Bruxelles avec des partenaires européens résolus à limiter les concessions offertes à Londres en vue d'une redéfinition des liens entre le Royaume-Uni et le Bloc des Vingt-Huit.

Un accord permettant à David Cameron de lancer sa campagne en faveur du maintien du Royaume-Uni au sein de l'UE lors d'un référendum en juin prochain paraît toujours envisageable à l'issue de ce Conseil européen qui se termine vendredi, mais des questions difficiles à trancher freinent les négociations.

En outre, le dîner qui a réuni les 28 chefs d'Etat et de gouvernement autour de la question des migrants s'est prolongé tard jeudi soir et l'idée de parvenir à un accord dans la matinée lors d'un "english breakfast" réunissant tous les dirigeants a été abandonnée au profit d'un "brunch".

"Cela pourrait prendre plus longtemps qu'ils ne pensent", a commenté le Premier ministre irlandais Enda Kenny en quittant dans la nuit le centre de conférences où s'entretenaient encore David Cameron et le président français François Hollande, ainsi que les Premiers ministre belge Charles Michel et tchèque Bohuslav Sobotka.

Ces trois dirigeants ont discuté avec le Premier ministre britannique des principaux points de blocage contenus dans le projet d'accord élaboré par le président du Conseil européen Donald Tusk, qui a dit aux journalistes que des progrès avaient été enregistrés mais qu'il restait "encore beaucoup de travail".

David Cameron est sorti peu après 05h30 (04h30 GMT) sans faire de déclaration.

"AUCUNE MARGE DE MANOEUVRE"

A son arrivée à Bruxelles, le Premier ministre britannique a souhaité conclure "un accord suffisamment fort pour convaincre le peuple britannique" (...) et "régler ce problème pour une génération".

Mais son entourage a par la suite exprimé sa frustration face au peu de concessions offertes par les autres pays membres.

"Beaucoup de pays disent vouloir s'assurer du maintien de la Grande-Bretagne au sein de l'UE, mais on ne voit pas beaucoup comment ils comptent mettre cela en pratique, en n'offrant aucune marge de manoeuvre", a déclaré un conseiller du Premier ministre.

La France souhaite amender le projet d'accord pour garantir que Londres ne pourra pas bloquer des mesures concernant les pays de la zone euro et répété son refus de voir les institutions financières britanniques bénéficier d'un avantage compétitif grâce à une réglementation à part.

La durée pendant laquelle les travailleurs européens étrangers seraient privés d'allocation sociales au Royaume-Uni continue de faire débat, en particulier avec les pays de l'Est, dont les ressortissants sont les plus concernés.

Et la Belgique cherche à limiter les dommages causés au projet européen d'une Union "sans cesse plus étroite" par la garantie donnée au Royaume-Uni qu'il n'aura jamais à partager davantage de souveraineté.

Le président du Conseil italien Matteo Renzi s'est dit "un peu moins optimiste" au sortir des discussions qu'à son arrivée à Bruxelles.

La chancelière allemande Angela Merkel a reconnu des difficultés mais salué la "volonté" de garder le Royaume-Uni au sein de l'UE.

(Rédaction européenne, avec Jean-Baptiste Vey; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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  • charleco il y a 10 mois

    Qu'on les laisse partir et qu'on passe à autre chose! Après le Brexit, Us go home!

  • M156470 il y a 10 mois

    C'est toujours la même chose avec les "Rosbifs", si çà ne rapporte pas, on ne prend pas....