À Brachay, Marine Le Pen parle à la "France des oubliés"

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Vendeurs de merguez et de boissons aux tee-shirts barrés de slogans « Brachay, je suis FN », militants à casquette arborant parfois la flamme frontiste sur leurs vêtements ou secouant le drapeau français formaient un comité de plusieurs centaines de personnes venues soutenir Marine Le Pen.
Vendeurs de merguez et de boissons aux tee-shirts barrés de slogans « Brachay, je suis FN », militants à casquette arborant parfois la flamme frontiste sur leurs vêtements ou secouant le drapeau français formaient un comité de plusieurs centaines de personnes venues soutenir Marine Le Pen.

Les vacances furent longues mais studieuses pour Marine Le Pen. Recluse pendant un mois dans sa propriété bretonne, la patronne du FN a pris le temps de rencontrer des patrons du CAC 40 et a planché sur le plan de bataille de sa campagne présidentielle. Ce samedi, elle faisait sa rentrée en terrain conquis. Vendeurs de merguez et de boissons aux tee-shirts barrés de slogans « Brachay, je suis FN », militants à casquette arborant parfois la flamme frontiste sur leurs vêtements ou secouant le drapeau français formaient un comité de plusieurs centaines de personnes venues la soutenir.

« On est la France perdue »

La candidate n'a pas choisi de se rendre à Brachay par hasard. Ce village de quelques dizaines d'habitants, non loin de Colombey-les-deux-Églises, est sous pavillon frontiste depuis 1998. Une tendance qui s'est confirmée lors des dernières régionales de décembre : dès le premier tour, 23 de ses 29 votants choisissaient le bulletin Florian Philippot. Un symbole de « cette France oubliée », « cette France sans voix mais pas sans courage », dixit la patronne du FN, et qui constitue le socle de son électorat. « On est la France perdue. On n'est pas à Paris ou à Lyon. Ici, à part Marine, personne ne nous donne la parole », confirme José, une armoire à glace au crâne rasé, arborant un look de motard. « C'est vrai qu'ici il n'y a pas d'immigrés, ni de terrorisme, mais ça ne nous...

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