A Bordeaux, Alain Juppé dénonce le populisme et la démagogie

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    par Claude Canellas 
    BORDEAUX, 9 novembre (Reuters) - Alain Juppé s'en est pris 
mercredi soir au Front national en fustigeant le populisme, la 
démagogie et ceux qui "se complaisent dans le caniveau". 
    Devant 3.000 personnes réunies au Palais des Congrès de 
Bordeaux, le favori des sondages pour la primaire de la droite 
et du centre a dénoncé, en écho à l'élection de Donald Trump à 
la présidence des Etats-Unis, le populisme qui fracture la 
société française. 
    "Non au clivage, non à la démagogie qui dresse les Français 
les uns contre les autres, les élites contre le peuple. Cela ne 
mène à rien, sinon à des blocages plus dangereux encore", a 
lancé Alain Juppé.  
    S'il est élu président de la République en mai 2017, 
l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac a dit vouloir 
réconcilier les deux France : la France entreprenante, 
conquérante, à l'aise dans la mondialisation, et la France qui 
est en souffrance, en décrochage.  
     Il faut les réconcilier "par l'écoute, le dialogue, dans la 
dignité, en disant la vérité, ce qui est le contraire du 
populisme", a-t-il dit. 
    "Je contribuerai à mener une campagne digne. Certains se 
complaisent dans le caniveau", a-t-il poursuivi, en citant les 
attaques dont il est l'objet à Bordeaux de la part de 
l'extrême-droite qui l'a baptisé "Ali Juppé", en l'accusant 
d'avoir voulu favoriser l'implantation d'une grande mosquée dans 
la ville. 
     
    "CAMPAGNE DE VÉRITÉ" 
    "Honte aux menteurs, honte aux calomniateurs, honte aux 
manipulateurs d'extrême-droite et à leurs complices. Je resterai 
digne face aux attaques de tous bords", a promis le maire de 
Bordeaux. 
     Alain Juppé s'est prononcé pour une "campagne de vérité".  
    "Le Front national nous ment" et ses idées sont 
"incompatibles avec nos valeurs et notre vision de la France", 
a-t-il dit, faisant référence au général de Gaulle. 
     "La première vérité est que le programme du Front national 
ruinerait notre économie, démolirait l'Europe, et fragiliserait 
un peu plus les plus modestes", a précisé le candidat. 
    "La deuxième vérité, c'est que la principale menace sur 
notre protection sociale, c'est l'échec désastreux du 
quinquennat Hollande" qui n'aura été que "cinq ans de perdu pour 
la France", a-t-il poursuivi. 
     Et au titre des "vérités", Alain Juppé a prévenu qu'il 
faudrait "des réformes profondes pour remettre la France en 
selle". "Elles demanderont du courage et de la persévérance", 
a-t-il averti. 
 
 (édité par Chine Labbé) 
 
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  • charleco il y a 10 mois

    Le lien n'est pas accepté (lettre d'un prêtre arabe syrien à Alain Juppé) à propos de la Libye.

  • M2310631 il y a 10 mois

    Bravo JUPPE !