À Benghazi, les insurgés ne paniquent pas

le
0
REPORTAGE - En Libye, le discours officiel des révolutionnaires rappelle par son déni de la réalité ceux de Kadhafi.

De notre envoyé spécial à Benghazi.

Depuis la fenêtre du premier étage du tribunal de Benghazi, la place du bord de mer est toujours animée comme aux premiers jours de la révolution. Même s'il y a moins de monde en semaine, on y croise toujours des gens avec les drapeaux noir blanc vert de la Libye pré-Kadhafi, devenu celui des insurgés. Les murs blancs de la vielle ville italienne au bord de la Méditerranée sont toujours couverts de slogans et de caricatures du dictateur comme si un monôme estudiantin était passé par-là, et les rues sont embouteillées de voitures.

Les seuls signes de nervosité dans la capitale de l'insurrection libyenne sont les fréquentes algarades entre jeunes gens et des tirs sporadiques qui résonnent jour et nuit, les deux pour des motifs tout aussi obscurs.

La progression des forces loyales à Kadhafi ces derniers jours dans le fond du golfe de Syrte n'a pas déclenché de panique. La reprise des terminaux pétroliers de Ras Lanouf en fin d

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant