À Benghazi, le «peuple vainqueur»  s'attaque déjà à la transition

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REPORTAGE - Les habitants de Benghazi semblent pour l'instant bien trop occupés à savourer leur nouvelle liberté pour chercher à fuir.

Les grosses gouttes de pluie froide et les rafales de vent qui balayent Benghazi n'ont dissuadé personne. Sur une vaste place en front de mer à laquelle personne n'a pensé à donner de nom, des milliers de Libyens étaient encore massés vendredi pour chanter leur révolution. «On est libres !», hurlent les manifestants encore étonnés de leur courage.

En ce vendredi, dans les mosquées, les imams ont longuement prié pour la paix et, de temps à autre, glissé un mot de soutien au mouvement. On prie surtout pour le peuple de Tripoli, où, croit-on savoir, les combats font rage. L'avenir de cette révolte, nul ne l'ignore, dépend de ce qui se passe dans la capitale, à plus de mille kilomètres de là. «Le peuple de la capitale va gagner lui aussi. Plus personne ne veut de Kadhafi, plus personne n'a peur. Plus de quarante-deux ans qu'il gouverne, rendez-vous compte quarante-deux ans !», s'exclame le Dr Mustapha Ibrahim.

 

Entretenir la flamme 

 

La parole d

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