À Benghazi, l'après-guerre peine à se dessiner

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REPORTAGE - Bien que dissous fin juillet à la suite du mystérieux assassinat du général Younes, chef militaire de la rébellion, le Comité exécutif du CNT continue de fonctionner par intérim.

De notre envoyé spécial à Benghazi.

À partir de 22 heures, après le repas de rupture du jeûne du ramadan, le hall de l'hôtel Tibesti résonne des nouvelles du front. Elles ne sont pas toujours bonnes. La mine d'Othmane Bensasi s'assombrit. Accroché à son téléphone portable qui sonne toutes les deux minutes, ce membre du Conseil national de transition se montre de plus en plus soucieux au fur et à mesure des appels: «On me dit que le bateau chargé d'armes que nous avions envoyé à Zuwara a explosé dans le port. C'est sans doute un accident.» Heureusement, il n'y a pas de morts, mais la cargaison est perdue. Zuwara, une des dernières villes côtières de l'Ouest, était encore samedi soir le théâtre de combats sporadiques.

Benghazi flotte un peu au fur et à mesure que le front s'éloigne. La grande ville de l'Est, berceau de la révolution, regarde à la télévision les images de Tripoli, tombée grâce à la poussée décisive des forces de l'Ouest, organisées

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