" À Bastia, on pourrait écrire un livre tous les jours "

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" À Bastia, on pourrait écrire un livre tous les jours "
" À Bastia, on pourrait écrire un livre tous les jours "

Depuis son départ du Sporting Bastia à l'intersaison 2014, Frédéric Hantz s'est occupé de sa famille, a "beaucoup joué au golf" et endossé le costume de consultant. Parce qu'il faut bien "montrer qu'on n'est pas mort". À l'heure où il lui tarde de retrouver un poste, l'entraîneur, qui a passé plus de temps sur les bancs de CFA que de L1, se livre en longueur : sur Bastia, son attachement pour la Corse et sa vision du métier.

Est-ce que tu t'attendais à rester un an et demi sans club lorsque tu as quitté le Sporting Bastia (à l'issue de la saison 2013-14) ? (Il coupe) Je souhaitais rester à Bastia. Je ne suis pas parti de mon plein gré, j'étais en fin de contrat, et ce sont les dirigeants qui ne m'ont pas prolongé. Je voulais partir sans faire d'histoire, c'était certainement mieux pour tout le monde d'annoncer un départ volontaire qui ne l'était pas. L'aventure s'est terminée là, au bout de quatre ans. Ensuite, comme après tous les clubs que j'ai quittés, j'ai pris une période sabbatique. Quand je suis en club, je m'oublie, dans le sens où je m'investis à fond - que ce soit à Brive, au Mans, en amateur, en pro… C'est le besoin de prendre une respiration. La seule fois où je ne l'ai pas fait, c'était entre Le Mans et Sochaux, et ça ne s'est pas bien passé à Sochaux. Toutes ces aventures, positives ou négatives, ça me laisse des traces, à Bastia peut-être encore plus qu'ailleurs.

Quelle image avais-tu de Bastia quand tu débarques à l'été 2010 ? Étant donné que j'étais venu jouer à Bastia en tant que joueur adverse (avec Clermont en D2, puis Nice en D1, ndlr), je ne voulais surtout pas y passer mes vacances ! (rires) Quand tu vis le derby Bastia - Nice et que tu ne connais pas, tu te dis : " Je suis chez les fous. " Je n'imaginais jamais venir y entraîner non plus.

Alors, qu'est-ce qui t'a amené là-bas ? J'avais envie d'ailleurs. À l'étranger, j'avais des contacts, mais Bastia, c'est l'idéal : c'est l'étranger, mais on parle français - enfin, l'étranger, il fallait traverser la mer. Je connaissais l'histoire du club, mais l'île pas du tout. Cette découverte, ça me fascinait. J'avais 12 ans à l'époque de l'épopée en Coupe UEFA de 78, je me souviens du match du Torino sous la neige. On dit que les grands clubs ne meurent jamais, c'est juste parce que c'est cyclique. Les semaines qui ont précédé la descente de Bastia en 2010, j'observais leur parcours, leur histoire. Comme je l'ai toujours dit, je ne suis pas allé en National, mais à Bastia. La décision a été difficile à prendre, car le club était en grand difficulté financière (cet été-là, la DNCG avait initialement rétrogradé le…




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