À Bangui, les débuts poussifs de l'opération «Sangaris»

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Les troupes françaises se sont déployées trop lentement pour arrêter les massacres.

Envoyé spécial à Bangui (Centrafrique)

Une opération militaire est une affaire plus compliquée qu'un vote à l'ONU. L'opération «Sangaris», annoncée jeudi soir par François Hollande après le vote du Conseil de sécurité, a commencé dans l'urgence, alors que la crise centrafricaine s'est transformée en massacre de masse dans les rues de Bangui. Malgré les renforts dépêchés dès jeudi soir depuis Libreville, au Gabon, et qui continuaient d'arriver vendredi, les troupes françaises n'étaient toujours pas déployées en nombre suffisant dans la capitale pour mettre fin au déchaînement de violence. Pas plus que n'étaient efficaces les vols à basse altitude de chasseurs, réacteurs hurlants, supposés créer un «effet de sidération» sur les miliciens.

Sous une pluie battante qui transforme les rues en bourbier rougeâtre, les soldats de l'ex-Séléka ont poursuivi vendredi l...

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