À Bangui, dans la fièvre des règlements de comptes

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Le dispositif militaire français mis en place pour tenter de rétablir le calme dans la capitale centrafricaine a atteint ses limites.

Le véhicule blindé fonce et part se planter au beau milieu de l'avenue. Tout autour, de petites jeeps man½uvrent pour prendre possession des bas-côtés. Sous les auvents bran­lants, les échoppes alentour, la foule vocifère, brandit le poing vers les soldats français et plus encore vers «l'ennemi», les musulmans qui, au bout de la route, hurlent tout autant. Des tirs de semonce claquent pour tuer dans l'½uf les velléités évidentes de caillassage. Lentement, dans le matin de dimanche, les soldats français s'interposent entre les deux camps, prenant le contrôle du carrefour de Réconciliation, qui marque la fron­tière entre les zones chrétiennes et musulmanes du secteur.

Les parachutistes, déployés aux coins des rues, font sèchement s'agenouiller tous ceux qui ont été entrevus avec une arme. La récolte est maigre: de...

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