A Bahreïn, rivalités à la tête du pouvoir

le
0
Le premier ministre, Cheikh Khalifa, 75 ans, prône une ligne dure alors que son neveu le roi Hamad, et surtout le prince héritier Salman sont connus pour être plus ouverts au changement.

Ses portraits sont partout: à l'aéroport, le long des routes et, bien sûr, dans les bastions sunnites radicaux comme Muharraq, où les images du premier ministre, Cheikh Khalifa, 75 ans, sont assorties d'un «Only you» en arabe qui rappelle la célèbre ballade romantique. En revanche, les représentations du roi Hamad sont beaucoup moins nombreuses. Ce qui fait de Bahreïn une anomalie dans un monde arabe qui a la culture du chef. Comme si le premier ministre avait profité de la révolte chiite pour perpétrer un coup d'État en douceur.

«Qui dirige Bahreïn? Bassiouni ou les al-Khalifa», aurait-il lancé au moment de la publication du rapport de la commission d'enquête, dont il est soupçonné aujourd'hui de freiner les recommandations. «Sans doute a-t-il peur de se retrouver devant la justice», explique un observateur étranger. En participant à la plupart des grands projets de développement de l'archipel au cours des trente dernières années, Cheikh Khalifa aurait engr

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant