A Avignon, fin d'un festival politique et de haute tenue

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Des danseurs font une performance, le 19 juillet à Avignon.
Des danseurs font une performance, le 19 juillet à Avignon.

Le « in » du festival 2016, plus réussi que les deux précédentes éditions, s’est achevé dimanche ; le off continue jusqu’au 30 juillet.

Avignon 2016, clap de fin. Dimanche 24 juillet, les équipes du festival « in » remballent, à la fin des derniers spectacles programmés : Place des héros, le chef-d’œuvre de Thomas Benhard et de Krystian Lupa, Interview, le spectacle de notre confrère Nicolas Truong, et le vertigineux Hearing de l’Iranien Amir Reza Koohestani. Le « in » plie bagage, mais le « off », lui, continue jusqu’au 30 juillet dans de nombreuses salles.

Quelle image retenir en premier lieu, à l’issue de ce festival qui, justement, en a proposé beaucoup, des images, en mettant en avant les formes théâtrales qui se mélangent avec la vidéo ? Difficile de choisir, car c’est un festival de haut niveau qu’ont signé, pour la troisième année de leur mandat, Olivier Py et son équipe.

Les deux premières années avaient été difficiles, en partie pour des raisons dont la direction d’Avignon n’est pas responsable – conflit des intermittents du spectacle en 2014, difficultés financières conséquentes et baisses de subvention en 2015. Mais aussi en raison d’erreurs flagrantes de programmation.

Un succès de fréquentation Olivier Py a nettement redressé la barre, pour cette édition 2016 qui est aussi la 70e du festival fondé par Jean Vilar en 1947. En termes de fréquentation, déjà, ce festival est un succès, puisqu’il affiche un excellent taux de remplissage de 95 %. Sur nombre de créations, les billets se sont arrachés, et l’on n’a cessé, tout au long du festival, d’entendre des spectateurs se plaindre de n’avoir pas...

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