À Athènes, «on n'a plus rien à perdre»

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Les «Indignés» grecs se réunissent, depuis trois semaines, sur la place Syntagma devant le Parlement.

Apostolia Kyrioudi est déterminée. Tous les jours depuis trois semaines, elle participe, avec son mari, son fils de 24 ans et ses amis, aux rassemblements des «Indignés» devant le Parlement. Mercredi, elle a été rejointe par des milliers de manifestants grévistes et membres des syndicats. «Nous avons battu tous les records! Ce n'est pas une surprise, nous étouffons, dit-elle. La rigueur nous a ruinés, psychologiquement et économiquement. On n'a plus rien à perdre maintenant.»

Apostolia encourage son fils Tassos à camper, le soir, dans les tentes installées en contrebas, face au Parlement. «Il est diplômé de droit et il n'arrive pas à trouver de travail. Je n'ai pas les moyens de l'envoyer à l'étranger. Ici, au moins, il se sent utile. Le soir, il parle aux assemblées générales. Les centaines d'“Indignés” s'organisent pour sortir le pays de cette occupation par les créanciers étrangers», déclare-t-elle.

La plupart des Grecs comparent en effet la tutell

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