À Athènes, le charme de Merkel n'opère pas

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La chancelière a fait preuve d'empathie et assuré que les réformes allaient payer. Sans convaincre.

Le soutien d'Angela ­Merkel au gouvernement grec était attendu. Il n'a pas déçu Antonis Samaras, félicité publiquement pour les «progrès accomplis». Mais il n'a pas calmé la foule, en colère contre l'austérité imposée par l'Allemagne. «Je suis venue ici bien consciente que la Grèce vit une période extrêmement difficile et que de nombreux Grecs souffrent», a indiqué la chancelière, pour sa première visite officielle en Grèce depuis 2007.

Accueillie par des slogans hostiles, Angela Merkel a manifesté son empathie pour ce pays de la zone euro en récession depuis six ans, dont le taux de chômage atteint 24%. Elle a également donné des gages, assurant vouloir, comme la grande majorité des Grecs, que «le pays reste dans la zone euro».

Le gouvernement a vu dans ces déclarations un appui à un pays en quête de crédibilité. Mais d'après Spiros Rizopoulos, analyste politique, la date choisie pour cette visite était mal venue: «C'est une opération de communica

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