À Assiout, loin du Caire, pro et anti-Morsi sont à couteaux tirés

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L'armée maintient un calme précaire dans cette ville où les islamistes de la Gamaa al-Islamiya ont jadis terrorisé les coptes.

C'est un gros cube beige coupé en deux. D'un côté, le Nil, vaste coulée bleue qui glisse vers Le Caire, à 320 kilomètres au nord. De l'autre, une longue avenue bordée de blindés de l'armée, la mitrailleuse aux aguets, qui bloquent la circulation des voitures. Et à l'intérieur de l'imposante bâtisse du gouvernorat d'Assiout, en Haute Égypte, cette frontière virtuelle qui sépare désormais les «fréristes» des «putschistes». Ici, en pleine paralysie politique, le travail a repris au ralenti après le 3 juillet, date de l'éviction du président Morsi par les militaires. Mais entre les employés de différents bords, l'ambiance est à la guerre froide. «Il y a deux clans distincts. On ne se parle plus. On s'évite», concède Alaa Sarahan, un fonctionnaire. Ce sympathisant de la Confrérie assure péniblement l'intérim depuis que le gou...

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