À Alger, la contestation commence à se politiser 

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La levée de l'état d'urgence, le rétablissement des libertés et la lutte contre la corruption des dirigeants se sont ajoutés aux revendications des manifestants.

Le syndrome de Sidi Bouzid va-t-il contaminer l'Algérie? L'admiration des Algériens pour la «révolution de jasmin» prend la forme d'une tragique caricature. Depuis vendredi, quatre jeunes ont tenté de s'immoler par le feu. L'un d'entre eux, Mohsen Bouterfif, a succombé à ses blessures. Ce chômeur de 26 ans, originaire de Tébessa, près de la frontière est, avait été éconduit par la Mairie où il venait de solliciter un emploi.

Alors que le pouvoir peine à conjurer le mauvais ½il en limitant la grogne à «la hausse des prix de l'huile et du sucre», la contestation commence à se politiser. Avec comme revendications la levée de l'état d'urgence, en vigueur depuis février 1992, le rétablissement des libertés et la lutte contre la corruption des dirigeants. Si la classe politique, domestiquée, n'a aucune emprise sur la colère de la jeunesse, des collectifs autonomes occupent timidement le terrain. Samedi, plus de 200 militants associatifs se sont rassemblés su

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