A Alep, moins de raids aériens mais des combats nourris

le , mis à jour à 11:42
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    BEYROUTH, 7 octobre (Reuters) - L'armée syrienne et ses 
alliées affrontaient vendredi des forces rebelles dans le sud 
d'Alep, ont rapporté une source militaire, des insurgés et une 
organisation non-gouvernementale. 
    Soutenue par l'aviation russe, l'armée fidèle au président 
Bachar al Assad a lancé fin septembre une importante offensive 
pour tenter de reprendre Alep, deuxième ville du pays, aux 
groupes rebelles qui en contrôlent la partie orientale.  
    Vendredi, les combats se concentraient dans le quartier de 
Cheikh Saïd, proche de celui de Ramoussah, où ont eu lieu les 
affrontements les plus intenses de cet été. Mais des 
informations contradictoires circulaient sur d'éventuelles 
avancées des troupes du régime dans cette zone. 
    Les frappes aériennes de l'armée et de l'aviation russe 
restaient nettement moins nourries qu'au cours des deux 
dernières semaines, après l'annonce mercredi par Damas d'une 
réduction du pilonnage de la zone. 
    "Aujourd'hui, il n'y a pour l'instant aucun bombardement 
dans les alentours de la ville. Nous ne savons pas ce qu'il se 
passera dans une heure", a déclaré Ammar al Selmo, responsable 
pour Alep des Casques blancs, l'organisation de la défense 
civile. 
    Une source militaire syrienne a déclaré vendredi matin que 
l'armée avait pris plusieurs positions importantes sur la 
colline de Cheikh Saïd, mais des rebelles ont dit peu après 
avoir repris ces positions. 
    Depuis le début de leur offensive il y a deux semaines, 
après l'échec d'un bref cessez-le-feu, l'armée et ses alliés ont 
progressé dans les quartiers du nord et du centre d'Alep-Est, 
partie de la ville où se trouvent quelque 250.000 personnes. 
    Mais l'émissaire des Nations unies pour la Syrie, Staffan de 
Mistura, a déclaré jeudi qu'une prise complète des quartiers 
tenus par les rebelles pourrait prendre des mois et conduire à 
la destruction totale d'Alep-Est avec à la clé de très lourdes 
pertes en vies humaines. 
    Bachar al Assad a offert aux rebelles et à leur famille une 
garantie leur permettant de quitter la ville pour gagner 
d'autres zones tenues par les rebelles, mais des insurgés ont 
déclaré à Reuters qu'ils ne lui faisaient pas confiance et qu'un 
tel accord visait à purger Alep-Est des musulmans sunnites. 
    Jeudi, des tirs d'artillerie rebelle sur Alep-Ouest, la 
partie de la civile sous le contrôle du régime, ont tué 11 
personnes selon l'OSDH, une organisation basée en 
Grande-Bretagne qui suit l'évolution du conflit par le biais 
d'un réseau de sources sur le terrain. 
 
 (Angus McDowall; Marc Angrand pour le service français) 
 
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