A.Adélisse : " Je vise le top ! "

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A.Adélisse : " Je vise le top ! "
A.Adélisse : " Je vise le top ! "

Antoine Adélisse, vous allez représenter la France en slopestyle à Sotchi. C'est une discipline encore méconnue du grand public, pouvez-vous nous en parler ?Il s'agit d'un enchaînement de sauts, espacés de 20 à 25 mètres, ainsi que de barres de slide. Le slopestyle est un sport de jugement. Le jury note la qualité d'exécution de chacune de nos figures, appelées « tricks », en fonction de leur difficulté.

Les juges sont des spécialistes, vos relations avec eux sont-elles toujours bonnes ?Dans l'ensemble nos relations sont bonnes. Etant donné qu'il s'agit d'un sport de jugement, celui-ci peut être aléatoire et varier en fonction des préférences en matière de style propres à chaque juge. En général, tout se passe bien.

Vous avez débuté par le ski classique. Est-ce que ce sont les X Games qui vous ont poussé vers le slopestyle ?J'ai commencé le ski alpin au club de La Plagne. Mais je me sentais trop encadré et je me suis orienté vers la section freestyle. C'est là que j'ai pu commencer à apprécier le coté créatif du ski. Bien sûr, les X Games sont un rêve, c'est de la folie ! Et aujourd'hui les Jeux Olympiques ! Tout va très vite.

« Tout le monde s'est beaucoup entrainé pour être prêt »

Le slopestyle a été intégré au programme des Jeux au mois de juillet dernier. Avez-vous eu suffisamment de temps pour bien vous préparer ?Il y a beaucoup d'euphorie depuis cette annonce, tout le monde s'est beaucoup entrainé pour être prêt pour les Jeux. Mon été y a été consacré. Nous sommes partis un mois et demi aux Etats-Unis pour nous entraîner et nous avons enchainé les compétitions.

Le slopestyle est un sport à risques?Bien sûr, mais les risques sont vraiment calculés. Nous nous entraînons tout l'été sur trampoline et en « water jump » avec réception dans un bassin d'eau. Nous réalisons ensuite les figures sur airbags avant de les tester sur la neige. Tout est calculé pour éviter les blessures, avec notamment du renforcement musculaire.

Vous avez 17 ans. Est-il facile de combiner parcours scolaire et sport de haut niveau ?Je suis dans un lycée spécialisé, mais je dois avouer qu'il est toutefois difficile de concilier les deux.

« Trouver des figures spéciales pour épater les juges »

Vous n'avez pas envie, parfois, d'avoir une vie d'adolescent lambda ?C'est pour moi la vie rêvée. Je voyage, je vis ma vie à fond. Je préfère cette vie qu'une autre, je vis de ma passion et j'en suis très content.

Avez-vous préparé quelque chose de spécial pour les Jeux ?Evidemment ! Je dois trouver des figures spéciales pour épater les juges. Je travaille depuis cet été sur deux ou trois figures mais je préfère garder la surprise.

Quel est votre objectif pour ces Jeux ? Je vise le top ! Pour moi les cinq premières places sont jouables et je ferai tout pour.

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