À Abidjan, timidement, la vie reprend

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REPORTAGE - Après «dix jours d'enfer», les habitants se hasardent dehors, pas encore tout à fait rassurés.

Les caisses de munitions s'empilent tout au long d'un couloir sombre. Plus de cinq cent boîtes de grosses roquettes prêtes à être chargées dans les orgues de Staline. Jeudi, les sous-sols du palais présidentiel, dans le centre d'Abidjan, commençaient à livrer leurs secrets. Le stock d'armes est imposant. On y trouve aussi des balles pour kalachnikov et des obus de mortier qui trahissent eux aussi, la détermination de Laurent Gbagbo et de son entourage à livrer une longue bataille dans la capitale économique de la Côte d'Ivoire. Selon le personnel du palais, les armes ont commencé à être dissimulées dès juillet, quatre mois avant le premier tour de la présidentielle qui devait plonger le pays dans la crise et la guerre.

Une guerre qui n'a pas laissé beaucoup de traces sur les bâtiments du siège du pouvoir. Quelques baies vitrées ont été soufflées ; dans le pavillon d'honneur, une armée de balayeurs s'échinaient, jeudi, à faire disparaître les éclats, sous

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