À Abidjan, les expatriés pris dans la tourmente

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Près de 12.000 Français résident dans la capitale économique ivoirienne, livrée depuis jeudi aux combats entre pro-Ouattara et pro-Gbagbo, ainsi qu'aux pillages et aux braquages.

Il n'est qu'à 200 mètres du camp militaire français où quelque 700 étrangers ont trouvé refuge, mais il n'ose pas y aller. Jean-Luc Cancel, un industriel français résidant à Abidjan, est terré depuis deux jours chez des amis ivoiriens, «à l'abri dans une pièce aveugle». «Mes amis m'ont caché car les étudiants de la Fesci (étudiants pro-Gbagbo), armés de kalachnikov, tirent sur tous les Blancs, indique-t-il. Ces derniers jours, ils m'ont arrêté deux fois, et j'en ai réchappé de peu.» La première fois, il est roué de coups et jeté dans un container.

La deuxième, «ils m'ont menacé de me brûler vif parce que j'étais français, en me traitant de “Sarkozy” ! Heureusement­, des gens qui me connaissaient m'ont sauvé, alors que les étudiants avaient déjà sorti leur bidon d'essence…»

Quelque 700 étrangers - dont un fort contingent français - ont réussi à se mettre à l'abri depuis jeudi soir à Port-Bouët, le camp de la force «Licorne», opp

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