À Abidjan, le silence et l'angoisse avant l'assaut final 

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REPORTAGE - De rares pick-up lourdement armés patrouillent sur des avenues presque désertes. La situation humanitaire inquiète: les vivres deviennent rares et l'eau est coupée depuis dimanche.

De notre envoyé spécial à Abidjan.

Le centre d'Abidjan est enveloppé dans un silence épais et pesant. La capitale économique de la Côte d'Ivoire est en guerre, enserrée entre les combattants du président autoproclamé, Laurent Gbagbo, et ceux de son rival élu, Alassane Ouattara. Il s'agit sans nul doute de l'ultime épisode, après quatre mois de crise politique et neuf années de division, mais le dénouement tarde encore à venir. Figée dans cette curieuse attente, le cœur de la ville retient son souffle et tend l'oreille.

Sur le Plateau, le centre des affaires de la ville, des coups de feu claquent de temps à autre. Quelques tirs de kalachnikov ou de mitrailleuses ravivent les tensions et font fuir les oiseaux. En début de soirée, de fortes détonations ont retenti au nord du quartier. De rares pick-up lourdement armés et chargés d'hommes passaient lentement, patrouillant sur des avenues presque désertes.

 

Couvre-feu prorogé

 

Depuis vendredi soir, après qua

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