À 75 ans, il construit seul une maison-navire sur le Pô

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VIDÉO - Depuis près de 10 ans, celui qui se définit comme le «roi du Pô», construit inlassablement une immense structure sur pilotis posée sur le fleuve italien. Une réalisation uniquement constituée d’éléments trouvés dans l’eau.

Décidément, l’Europe du sud est une terre fertile pour les bâtisseurs autodidactes assumant seuls de grands rêves et de grands chantiers. Nous vous avions déjà présenté Justo Gallego, qui poursuit seul, à 91 ans, son chantier de cathédrale dans la banlieue de Madrid. Voici son alter ego italien, Alberto Manotti, installé dans le nord du pays, dans la petite ville de Boretto (Émilie-Romagne), non loin de Parme.

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Celui qui se surnomme lui-même «il re del Po» («le roi du Pô») est un ancien ouvrier d’une usine de meubles, qui a quitté sa Calabre natale dans le sud du pays pour trouver du travail dans une région plus prospère, après la seconde guerre mondiale. Dès les années’70, il a commencé à réaliser dans le lit du Pô des baraques et des constructions en assemblant troncs et branches récupérés sur les rives. Selon la légende locale, une femme et son enfant se seraient noyés là et Alberto Manotti aurait voulu créer un refuge et un poste d’observation pour informer les gens des dangers du fleuve et éviter un nouveau drame.

Reconstruire ce qui est détruit par les inondations

Face au succès de sa construction en bois flotté, le bâtisseur s’est enhardi et il s’est lancé, depuis 2009, à 67 ans, dans la réalisation d’une maison-bateau sur pilotis, baptisée Jolanda. Depuis ce temps celui qui vit toute l’année en symbiose avec le fleuve se consacre à enrichir le squelette de son navire. Inlassablement, il scie, cloue des troncs et des branches ainsi que des planches récupérées sur place. Et régulièrement, il reconstruit ce qui a été emporté par les inondations.

Retrouvez le reportage (en italien) qui lui est consacré, diffusé par le site de la Repubblica. L’occasion de découvrir cette construction atteignant 40 mètres de longueur sur 6 mètres de haut avec son dédale d’échelles, de passerelles, de belvédères et de jeux pour les enfants qui apprécient beaucoup les lieux. L’accès est plus difficile à la mauvaise saison mais cela n’empêche pas Alberto Manotti d’atteindre les lieux en bateau. Et pour ceux qui souhaitent prolonger la visite, l’homme a créé à son domicile un «Musée du Pô» rassemblant d’autres créations en bois flotté et autres objets trouvés dans le fleuve.

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  • markito il y a 10 mois

    Oui, enfin dans la cas présenter ici.... est-ce si grave ? Je trouve ça un peu rapide d'appeler cette "structure" une maison. Et par ailleurs, nous avons aussi un tas de "maison" de ce type au abord des autoroutes.

  • ebrardpa il y a 10 mois

    Des histoires sympathiques mais pas anodines, qui finissent toujours par nous faire réfléchir sur l état de la liberté en France ; un constat vite fait, aucune chance de trouver ces faits divers en France ; une réglementation qui étouffe la liberté individuelle.