81% des Français ont une bonne image du football féminin

le , mis à jour à 09:42
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81% des Français ont une bonne image du football féminin
81% des Français ont une bonne image du football féminin

Il y a quatre ans à peine, la France a découvert que les femmes savaient aussi manier le ballon. Et même plutôt bien. En prenant la 4e place de la Coupe du monde en Allemagne, les Bleues avaient fait souffler un vent de fraîcheur sur le football tricolore, encore marqué par les stigmates de la grève de Knysna de leurs collègues masculins. Le soufflé ne semble pas être retombé à l'heure de commencer demain le Mondial au Canada.

C'est le principal enseignement du sondage CSA-Crédit agricole réalisé en exclusivité pour « le Parisien » - « Aujourd'hui en France » : 81 % des personnes interrogées ont une bonne image du foot féminin, contre 31 % pour le football en général, parce qu'il est « agréable à regarder » ou porteur de qualités morales comme « le fair-play, la sincérité, l'humilité ».

« Les gens se sont rendu compte que c'était un football sympa à suivre. Ils nous disent qu'on est simples, qu'il y a moins de simulations ou de filles qui pleurent, même s'il y en a aussi, relativise la gardienne des Bleues, Sarah Bouhaddi. Après, il ne faut pas comparer avec les garçons. Ils sont dans un autre monde. Nous, on a cette chance d'être dans l'anonymat et de pouvoir rester naturelles. »

« C'est par le jeu que le football féminin est devenu attractif », se félicite la secrétaire générale de la FFF, Brigitte Henriques, chargée du plan de féminisation lancé en 2011. A croire le sondage, les premiers effets se font ressentir. Certains clichés ont la vie dure, et il y a encore 23 % de « machistes » pour dire que c'est un sport fait pour les hommes, mais la majorité pense que le football n'a pas de genre (75 %) et qu'il peut faire progresser l'égalité hommes-femmes (73 %). « Si le foot s'ouvre aux femmes, c'est un vecteur de changement de la société, estime Brigitte Henriques. Culturellement, on a abaissé les barrières. Aujourd'hui, une petite fille ne se demande plus si elle peut jouer au ...

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