« 80 % de l'architecture » du site de Palmyre n'aurait pas été touchée par l'Etat islamique

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Le temple Bêl, à Palmyre. En haut, en 2014, avant sa destruction par l'Etat islamique. En bas, le 27 mars, après la reprise de la ville par l'armée syrienne.
Le temple Bêl, à Palmyre. En haut, en 2014, avant sa destruction par l'Etat islamique. En bas, le 27 mars, après la reprise de la ville par l'armée syrienne.

Au lendemain de la reconquête de la cité antique par l’armée syrienne, les archéologues s’interrogent sur la possibilité et la pertinence d’une reconstruction des monuments détruits par les djihadistes.

Après la reconquête, dimanche 27 mars, de Palmyre, perle du désert syrien, par les troupes gouvernementales appuyées par l’aviation russe, qu’en est-il de l’état de la cité antique aux mains, depuis dix mois, de l’organisation djihadiste Etat islamique (EI) ? Selon Maamoun Abdulkarim, directeur des antiquités et des musées de Syrie (DGAM), joint par téléphone, « 80 % de l’architecture du site archéologique n’ont pas été touchés, la colonnade, l’agora, le théâtre, les ruines des bains [de Dioclétien], les temples de Nébo et d’Allat », comme le montre la vue aérienne prise par un drone russe.

« Après les destructions des temples Bêl et Baalshamin [en août 2015], de l’Arc triomphal et d’une dizaine de tours funéraires, la cinquantaine de fonctionnaires restés sur place ont mobilisé la population, affirme le directeur, pour faire savoir à Daech [acronyme arabe de l’EI] qu’il y aurait des manifestations si les destructions continuaient. Elles se sont arrêtées. »

« Fouilles clandestines » Archéologue lui-même, salué à l’étranger par la communauté scientifique pour son engagement indéfectible pour la sauvegarde du patrimoine syrien, comme par Irina Bukova, directrice générale de l’Unesco, ou Francesco Bandarin, directeur pour la culture de l’organisation onusienne, M. Abdulkarim ajoute que « la destruction du temple Bêl a désolé les Palmyréniens, je n’étais pas seul dans ce combat, un combat culturel pour la sauvegarde de l’héritage de tous les Syriens, patrimoine de l’humanit...

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