«78% des Afghans n'ont pas accès à l'eau potable»

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INTERVIEW - Dix ans après le début de l'intervention militaire des troupes américaines et alliées en Afghanistan, Guillaume Woehling, chef de mission pour l'ONG Solidarités international, explique que la moitié du pays reste inaccessible à l'aide humanitaire.

LE FIGARO - Quelles sont vos missions en Afghanistan depuis le début de l'intervention militaire de l'OTAN ?

Guillaume Woehling - Dès 2001, nous avons surtout mis en place des programmes d'urgence. Il s'agissait, par exemple, de trouver des logements pour les populations sinistrées. Puis nous avons ensuite crée des programmes de développement ancré sur le long terme et l'implication des populations. Dans les provinces de Samangan et Bamyan, par exemple, nous formons des fermiers à la culture fourragère et nous leur délivrons des techniques de gestion du bétail. Ce programme participe ainsi à une amélioration de la sécurité alimentaire. A Kaboul, qui doit faire face à un afflux de population qui se retrouve entassée dans des habitations précaires, nous travaillons davantage sur l'accès à l'eau, à l'assainissement et la sensibilisation aux bonnes pratiques hygiéniques.

Comment la situation a-t-elle évolué ces dix dernières années ?

Il y a eu des progrès notables

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