70.000 comprimés de Furosémide examinés, aucune anomalie relevée

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L'ENQUÊTE SUR LE FUROSÉMIDE AU POINT MORT
L'ENQUÊTE SUR LE FUROSÉMIDE AU POINT MORT

PARIS (Reuters) - Les investigations sur une substitution présumée de médicaments, en relation avec des décès suspects en France, restent vaines après l'examen de 2.374 boîtes, soit plus de 70.000 comprimés, a annoncé mercredi l'Agence nationale de sécurité du médicament.

Le Furosémide 40 mg, un diurétique des laboratoires Teva, leader mondial du médicament générique, a fait l'objet d'un rappel début juin en raison d'une suspicion d'inversion avec un somnifère de la même marque, le Zopiclone 7,5 mg.

L'alerte avait été donnée le 7 juin par un pharmacien après qu'une patiente traitée au Furosémide, se plaignant d'une somnolence inhabituelle, lui eut rapporté une boîte du diurétique dans laquelle elle avait retrouvé un somnifère. Le pharmacien avait trouvé un second comprimé de Zopiclone dans une plaquette.

L'ANSM a diligenté quatre inspecteurs sur le site de conditionnement du médicament, à Sens (Yonne), sans relever d'anomalies et une perquisition a été menée sur les lieux le 13 juin.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour des faits présumés de mise en danger de la vie d'autrui, tromperie aggravée, administration de substances nuisibles et homicides et blessures involontaires.

Le pôle de santé publique du tribunal de grande instance de Paris a confié l'enquête à l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (Oclaesp) et à la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN).

En parallèle, des enquêtes relatives à des décès considérés comme suspects de personnes âgées prenant du Furosémide ont été ouvertes à Marseille, Toulon et Toulouse.

L'ensemble de ces cas restent en cours d'investigation, précise l'ANSM dans un communiqué.

"Au 18 juin au soir, 2.374 boîtes (...) ont été examinées, soit plus de 70.000 comprimés. Aucun comprimé non conforme n'a été décelé", précise l'agence.

"Les éléments à disposition de l'ANSM ne permettent pas, à ce jour, d'identifier d'autres cas de substitution de comprimés de Zopiclone dans des boîtes de Furosémide Teva 40 mg, en dehors du cas ayant déclenché l'alerte. Les investigations se poursuivent en lien avec les autorités judiciaires", ajoute-t-elle.

Selon l'ANSM, 800.000 patients sont traités par Furosémide en France, dont environ 57.000 par Furosémide Teva 40 mg.

Sophie Louet, édité par Yves Clarisse

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