7% des Français achètent déjà avec leur mobile

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Le commerce en ligne poursuit son développement, désormais stimulé par l'essor des smartphones.

Avec l'arrivée des smartphones, l'internaute a commencé à se transformer en mobinaute. Le cyberacheteur suit le même chemin, d'après une première étude sur le «m-commerce», réalisée auprès de plus de 3000 internautes et une soixantaine d'e-commerçants. Alors que plus d'un Français sur deux a déjà effectué un achat en ligne (52,1%), selon la Fédération e-commerce et vente à distance (Fevad), seulement 12% d'entre eux l'ont fait à partir de leur mobile, soit 3 millions de personnes au total.

«Le profil du m-acheteur de 2011 ressemble au profil du cyberacheteur de 2001: il est plus jeune et plus masculin que le cyberacheteur moyen», décrit Gilles Blanc, directeur d'études chez CCM Benchmark. Tout comme avec les premiers achats sur Internet, les achats par applications mobiles se concentrent pour le moment sur des produits simples, à faibles montants et commandés sur des sites connus. Les produits culturels (DVD, livres, jeux vidéo, etc.) et les voyages (billets de train, locations, hôtels...) sont les plus achetés par mobile. Le secteur de l'habillement se hisse sur la troisième marche du podium des ventes par mobile, alors qu'il a fallu attendre 2005 pour que ce secteur se développe véritablement sur Internet. «Le modèle événementiel des ventes privées basé sur la réactivité du consommateur explique cette très bonne performance. Les e-mailings et alertes désormais lues sur le mobile favorisent encore plus que sur Internet les achats d'impulsion», explique le directeur d'études de CCM Benchmark.


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Quelques poids lourds

Vente-privée.com en est un exemple frappant. Lancée en juin 2010, l'application mobile pour iPhone et iPad draine déjà 7% du chiffre d'affaires du groupe. Le lancement de la version Android cette semaine devrait encore stimuler les ventes. «Ce canal représente environ 0,5% de plus du chiffre d'affaires par mois», détaille son cofondateur Xavier Court. Il précise qu'il ne s'agit pas totalement de ventes supplémentaires: «Il est difficile d'estimer la part de substitution que représente cette nouvelle méthode de shopping», ajoute-t-il.

Gilles Blanc souligne l'hétérogénéité des performances: «Pour certains sites leaders de l'e-commerce, le m-commerce ne pèse qu'à peine 1% de leur chiffre d'affaires.» C'est le cas de La Redoute: ce canal, disponible depuis un an, représente 1% des ventes, alors que le groupe séduit environ un internaute sur six. «Quelques rares sites réalisent déjà presque 10% de leurs ventes via ce nouveau canal», explique l'auteur de l'étude. La moyenne est plutôt autour de 1% du marché de l'e-commerce, qui était de 8,8 milliards au premier trimestre 2011 (+20% en un an) selon la Fevad. Parmi les bons élèves sont la SNCF, première agence de voyages en ligne (546.000 visiteurs par jour), et Accor qui a vendu 100.000 nuitées via ce canal l'an dernier et le groupe pense multiplier ce nombre par 2,6 cette année.

Alors que la première application a été lancée il y a trois ans en France par Amazon - deuxième site Internet le plus visité, après eBay -, 2011 devrait être l'année du décollage. Un e-commerçant sur quatre propose une version mobile. Pour autant d'acteurs, il s'agit d'un chantier qui devrait être mené à terme cette année, afin d'être prêt avant le déploiement du 4G prévu l'an prochain.

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