63 ans après, le Brésil...

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63 ans après, le Brésil...
63 ans après, le Brésil...

Vendredi, la 20eme édition de la Coupe du Monde de la FIFA va débuter par la traditionnelle cérémonie du tirage au sort. Les 32 équipes, considérées comme les meilleures des cinq continents, sauront à quelle sauce elles seront mangées. Leur sort, qui sera décidé à partir de 17h00 heure française (en direct sur Football365 dès 14h00), du côté de Costa Do Sauipe, est remis entre seize mains innocentes dont celles de Cafu (Brésil), Fernando Hierro (Espagne), Zinédine Zidane (France), Fabio Cannavaro (Italie), Lothar Matthäus (Allemagne), Alcides Ghiggia (Uruguay), Geoff Hurst (Angleterre) et Mario Kempes (Argentine) pour les plus prestigieux. Ça, c'est la version émergée de l'iceberg. Pour le reste, il y les invisibles. Ceux qui travaillent d'arrache pied depuis des mois pour offrir un spectacle digne de ce nom aux millions de téléspectateurs à travers le monde. On dénombre 2 700 personnes mobilisées sur place. En sus des 2 000 employés des sous-traitants, il y aura au moins 200 volontaires, 300 agents de sécurité et 300 employés de la FIFA.

Quatorze pays engagés en 1950

Et il faudra de l'espace (ndlr : 9 000 m² pour accueillir les 4 800 personnes accréditées dont 30 radios et 79 chaînes de télévision) pour accueillir tout ce monde, et notamment les délégations des pays engagés dans le tirage au sort. A ce propos, seuls deux sélectionneurs devraient manquer à l'appel de la FIFA : le sélectionneur de l'Uruguay Oscar Tabarez et celui du Mexique Miguel Herrera. Les autres seront là. De Didier Deschamps à Luiz Felipe Scolari en passant par Joachim Löw et Vicente del Bosque... Il y a 63 ans, en 1950, ils n'étaient que quatorze pays à participer au tirage au sort pour la première édition, déjà au Brésil. A cette époque, le tirage se déroulait dans une modeste salle de réunion (ndlr : avec une dizaine de journalistes et de commentateurs radio) et un espèce de globe argenté faisait office de récipient pour les douze boules numérotées. C'était le Ministre des Relations extérieures du Brésil qui avait le rôle de main innocente. Peu se souviennent également que seulement six stades étaient désignés pour accueillir l'évènement. Un autre monde comparé aux douze qui seront mobilisés l'été prochain.

La France boude la compétition

Pour le déroulé de la cérémonie, là encore, la comparaison est impossible. Quand on pense que le tirage au sort sera retransmis en direct et en clair dans au moins 193 pays, on mesure l'ampleur de l'évènement. La soirée devrait d'ailleurs être ponctuée d'un show musical « do Brasil » aux sonorités bien connues du côté du Carnaval de Rio de Janeiro. En 1950, pas de festivités au programme, ni de superflu, juste du classique et une petite réunion festive en petit comité. Mais là où on mesure les différences, c'est dans l'après tirage au sort. Vendredi, une fois les poules désignées, il n'y aura pas le moindre changement, à moins qu'un pays concerné n'entre en guerre comme la Yougoslavie lors de l'Euro 1992 (ndlr : et encore, à l'époque, la Yougoslavie était le pays organisateur d'où le changement de dernière minute). On notera qu'en 1950, quelques jours avant le début de l'épreuve, la Turquie, le Portugal, l'Inde (qui voulait que ses joueurs jouent pieds nus, chose interdite par le règlement) et la France avaient déclaré forfait. La France bouda la compétition car elle ne voulait pas effectuer les 3 500 kilomètres de déplacement entre deux rencontres. Un autre temps on vous dit?

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