6 risques pour les marchés à court terme

le
3

Après avoir retenu leur souffle au moment des négociations entre républicains et démocrates aux Etats-Unis au sujet du plafond de la dette des Etats-Unis, les marchés financiers, notamment les marchés actions, sont repartis de plus belle. Pourtant, le ciel n'est pas si dégagé et nous pensons qu'il faudra se méfier des nuages qui pointent à l'horizon...

  • Tout d'abord, l'accord trouvé ne résout rien. Les marchés financiers ont maintenant l'habitude mais quand même : de nouvelles discussions sur le plafond de la dette américaine auront lieu à partir du 15 janvier prochain... En effet, pour éviter un nouveau blocage, il faudrait qu'une solution de long terme soit trouvée ou au moins qu'un budget pour 2014 soit accepté. Or les positions des deux camps se sont encore radycalisées et personne ne croit à une solution de long terme dans un intervalle de temps si court.
  • Le rallye du marché des dernières semaines a été alimenté par la certitude des marchés selon laquelle la FED ne ralentira finalement pas le rythme de ses achats de titres avant le mois de mars 2014. Mais cette date approche et les discussions concernant les avantages et les effets indésirables du Quantitative Easing vont reprendre de plus belle.
  • L'économie dans les pays développés ne décolle pas. Dans ce contexte, la croissance des revenus des entreprises ralentit et les marges sont sur des points hauts historiques... Le risque pour les résultats d'entreprise est donc clairement à la baisse.
  • La croissance économique reste faible dans les économies occidentales. Les Etats-Unis, première puissance économique mondiale, ne sont qu'à 1,5% ou 2% de croissance annualisée. Les conséquences du récent "shut down" ne sont pas encore bien connues et la croissance sur l'année 2013 pourrait en conséquence être inférieure à ces chiffres... et décevoir les investisseurs.
  • Les analystes et autres stratégistes sont très optimistes. Or la consommation augmente très faiblement aux Etats-Unis et en Europe, le marché de l'emploi reste très tendu et les entreprises hésitent toujours à investir et à embaucher. Par ailleurs les Etats ont du mal à sortir de leurs politiques budgétaires de rigueur, comme par exemple aux Etats-Unis où, en l'absence d'accord entre démocrates et républicains, les coupes automatiques dans le budget de l'Etat augmenteront à nouveau au mois de janvier prochain.
  • Les plus pessimistes voient même dans la situation actuelle, les prémices de ce qu'il s'est passé en 2000/2001 et 2007/2008 : l'indice phare des Etats-Unis, le SP500, atteint des records historiques, les actions américaines s'échangent en moyenne à 19 fois les bénéfices (ce qui est très élevé), et les investisseurs, faisant preuve d'un optimisme euphorique, ignorent les nuages que nous venons de citer et qui s'accumulent au dessus de leur tête...
  • Comme toujours avec ce genre de liste consistant à ne voir qu'un aspect des choses (ici le plus sombre), il ne faut pas céder à la panique. Nous pourrions également faire une liste des raisons de se réjouir... Toutefois, dans l'environnement actuel très optimiste, il nous semblait bon de rappeler nos lecteurs à la raison et de les maintenir en alerte : les arbres ne montent pas au ciel.


    Valeur associée
      Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
    Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
    Devenez membre, ou connectez-vous.
    • NORDGHAZ le mercredi 30 oct 2013 à 01:36

      tant qu'il restera des contribuables en mesure de devoir payer coute que coute...après le déluge. d'abord les agricultures puis les pecheurs puis les artisans puis la classe moyenne...

    • titide le lundi 28 oct 2013 à 12:46

      toutes ces dettes ne cesseront de croitre et ne seront JAMAIS remboursées.

    • Gtreufr le vendredi 25 oct 2013 à 14:01

      ne montent pas "jusqu'au ciel" ...

    Partenaires Taux