58 ans, ça suffit !

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Certains chiffres fâchent. Le 58 en fait partie quand on évoque France - Allemagne. Les Bleus n'ont plus battu la Mannschaft en phase finale d'une compétition depuis cinquante-huit ans. Mais, pour les témoins de ces funestes précédents, cette litanie d'échecs n'augure en rien de l'issue du choc de jeudi. « Une malédiction ? Mais pas du tout. On les a battus en 1958 et plusieurs fois depuis en amical, coupe Marius Trésor, défenseur lors de la demi-finale de 1982 à Séville (3-3, 4 t.a.b. à 5). J'espère juste pour la France qu'il n'y aura pas un arbitre comme on a connu à notre époque... On était outsiders. On avait encaissé un but rapidement, mais cela nous avait boostés. Pour jeudi, je suis optimiste. Les Bleus montent en puissance. J'ai vu l'Allemagne contre l'Italie, cette équipe est prenable à condition de débuter comme contre l'Islande. » Luis Fernandez, titulaire en demie du Mondial 1986 (0-2), abonde. « A Guadalajara, on avait encore dans la tête les images de 1982, lâche l'ancien milieu de terrain. On avait laissé pas mal de forces dans le match face au Brésil en quart (1-1, 5 tirs au but à 4) et on avait mis trop d'engagement, car on voulait se venger. Cela nous a fait déjouer. La génération actuelle n'était pas née à notre époque. Pour eux, la référence est 2014. Mais je pense qu'ils l'aborderont avec calme et sérénité. » Entré en fin de match voici deux ans lors du quart du Mondial brésilien perdu 1-0, Olivier Giroud puise dans ce résultat négatif une source de motivation. « Je n'aime pas le mot revanche, mais il faut garder ce match dans un coin de notre tête, glisse l'avant-centre des Bleus. Ce sont les meilleurs du monde, ils en ont le titre, mais on a envie de les battre. Il faudra redoubler d'attention et les empêcher de déployer leur jeu et de prendre confiance. J'ai vu qu'on ne les avait jamais battus en phase finale, il faut que cela change. » Eliminé ...

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