54% des Britanniques pour une sortie de l'UE

le , mis à jour à 18:29
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 (Avec déclarations d'Orban et Cameron) 
    par Guy Faulconbridge 
    LONDRES, 7 janvier (Reuters) - Cinquante-quatre pour cent 
des Britanniques ayant arrêté leur choix sont favorables à une 
sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, soit trois points 
de plus qu'il y a un an, selon un sondage de l'institut Orb 
publié jeudi. 
    Le Royaume-Uni renégocie actuellement les termes de son 
adhésion à l'UE avant un référendum sur l'appartenance à l'UE 
qui pourrait être organisé dès le mois de juin. 
    Selon le sondage Orb, 43% des électeurs britanniques veulent 
quitter l'Union, contre 36% qui disent vouloir rester et 21% 
d'indécis. Si l'on ne tient pas compte de ces indécis, 54% 
veulent une sortie de la Grande-Bretagne de l'UE, contre 51% il 
y a un an, contre 46% qui se disent opposés à un tel "Brexit" 
(49% il y a un an). 
    Ce scepticisme de l'opinion publique britannique contraste 
avec les dernières déclarations de David Cameron sur le sujet. 
Le Premier ministre britannique s'est dit optimiste mercredi 
soir quant à la possibilité d'un accord avec Bruxelles sur les 
changements qu'il réclame, y compris sur la question d'une 
baisse des prestations sociales accordées aux ressortissants des 
autres pays de l'UE. 
    "Un nombre significativement plus important de personnes ont 
dit s'être senties plus éloignées de l'Europe au cours des douze 
derniers mois", a dit à Reuters Johnny Heald, directeur général 
d'ORB International. 
    "Si le Premier ministre veut éviter un désastre pendant 
qu'il est aux affaires, quelqu'un doit très vite commencer à 
convaincre le grand public des raisons pour lesquelles nous 
devons continuer à faire partie de l'Union européenne." 
     
    CAMERON À BUDAPEST 
    Une sortie de la Grande-Bretagne ferait trembler les 
fondations mêmes de l'Union européenne, le pays en étant la 
deuxième puissance économique et l'une des deux principales 
puissances militaires. 
    Les tenants d'un maintien dans l'Europe estiment qu'une 
sortie de l'Union européenne porterait préjudice à l'économie 
britannique et pourrait même provoquer l'éclatement du 
Royaume-Uni avec un possible nouveau vote sur une indépendance 
en Ecosse. 
    Les partisans d'un "Brexit" estiment que la Grande-Bretagne 
se portera mieux en dehors de l'Union européenne. 
    David Cameron, qui espère conclure un accord avec les 
dirigeants européens lors du sommet des 18 et 19 février 
prochains, a dîné mercredi avec la chancelière allemande Angela 
Merkel et ses alliés conservateurs bavarois de la CSU (Union 
chrétienne-sociale), à l'occasion d'une réunion de la CSU à 
Wildbad Kreuth, en Bavière.  
    "Lors des prochaines semaines, il est très important que 
nous prenions des décisions dans notre propre intérêt afin 
d'aboutir à un ensemble raisonnable qui permettra à la 
Grande-Bretagne de rester membre de l'Union européenne", a dit 
Angela Merkel avant cette rencontre.  
    "Nous sommes persuadés qu'on peut traiter toutes les 
questions. Les discussions se déroulent bien", a déclaré de son 
côté David Cameron. "Je suis encore plus confiant après les 
excellentes discussions que j'ai eues ici en Bavière avec les 
collègues de la CSU." 
    Après son déplacement en Allemagne, David Cameron s'est 
rendu à Budapest où il s'est entretenu jeudi avec le Premier 
ministre Viktor Orban.  
    Ce dernier s'est dit optimiste quant aux chances de succès 
d'un accord entre les pays d'Europe centrale et le gouvernement 
britannique sur les prestations aux migrants venus de l'UE. 
    Le Premier ministre hongrois a précisé que les pays du 
groupe de Visegrád (Hongrie, Pologne, Slovaquie, République 
tchèque) arrêteraient une position commune sur ce sujet.  
    Viktor Orban a déclaré que son gouvernement soutenait 
totalement trois des quatre propositions de réformes 
britanniques, mais prévenu que la question des prestations était 
délicate et que la Hongrie n'accepterait aucune discrimination. 
    David Cameron a déclaré que son projet de réduire pendant 
quatre ans les prestations dont bénéficient les immigrés de l'UE 
en Grande-Bretagne était toujours sur la table mais il s'est dit 
ouvert à des solutions de rechange. "Nous devrions chercher des 
solutions plutôt que des compromis (...) Mais je suis sûr que 
nous pourrons conclure un accord", a-t-il dit.  
 
 (avec Krisztina Than à Budapest; Benoît Van Overstraeten et 
Jean-Stéphane Brosse pour le service français) 
 
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  • bernm le jeudi 7 jan 2016 à 18:58

    Les anglais ne veulent pas de l'Europe, avec ou sans les concessions. donc pourquoi discuter de concessions pour la GB? Cameron s'est mis lui meme dans cette situation.

  • charleco le jeudi 7 jan 2016 à 13:32

    Ils peuvent partir.