50% des électeurs UMP veulent des alliances avec le FN-sondage

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PARIS, 16 février (Reuters) - La moitié des sympathisants de l'UMP sont favorables à des alliances locales entre leur formation politique et le Front national pour les départementales de mars prochain, selon un sondage réalisé par TNS Sofres pour France Info, Le Monde et Canal+, un bond de dix points par rapport à l'an dernier. Ils sont 45% à refuser de tels accords locaux mais 43% des électeurs UMP souhaitent un accord électoral national entre les deux partis, contre 50% qui sont d'un avis contraire. Dans l'autre sens, 73% des sympathisants FN sont pour des alliances locales avec l'UMP et 77% pour un accord national. Pour l'ensemble des Français, les pourcentages sont respectivement de 30 et de 28%. L'UMP peine à trouver une ligne commune sur ses relations avec le Front national, le législative partielle qui s'est déroulée début février dans le Doubs ayant déchiré le parti entre ceux qui voulaient faire barrage au parti d'extrême droite et ceux qui prônaient l'abstention ou le vote blanc. C'est finalement cette dernière ligne qui l'a emporté, le candidat socialiste ayant remporté son duel avec sa rivale FN. En outre, les sympathisants de l'UMP sont 43% à penser que le FN est en mesure de participer à un gouvernement et 51% estiment que c'est un parti qui a vocation à rassembler les votes d'opposition. Trente-trois pc des Français interrogés disent adhérer aux idées du Front national, un chiffre stable depuis l'an dernier. A l'UMP, 42 % se déclarent en accord avec les idées défendues par le parti lepéniste, contre 55 % qui sont en désaccord. En revanche, la dirigeante du FN, Marine Le Pen, semble subir les conséquences négatives des attentats qui ont fait 17 morts début janvier en France. Son absence au défilé de Paris a, selon TNS Sofres, pu la renvoyer à son image sectaire. Elle est plus perçue comme "la représentante d'une extrême droite nationaliste et xénophobe" (47 %, + 4 points) que comme "la représentante d'une droite patriote et attachée aux valeurs traditionnelles" (41 %, - 5 points). La sortie de l'euro et la préférence nationale, principaux points du programme du parti, sont également rejetés. Ainsi, 75 % des sondés pensent qu'il n'y a "pas de raison de faire de différence entre un Français et un étranger en situation régulière" et 69% sont opposés à l'abandon de l'euro. Mais les arguments sécuritaires du FN sont plébiscités. Les Français sont ainsi 78% à penser que les djihadistes français binationaux devraient être déchus de leur nationalité et 66% estiment que la justice n'est pas assez sévère avec les petits déliquants. Cette étude a été réalisée du 29 janvier au 2 février, sur un échantillon représentatif de 1 000 personnes interrogées en face à face à leur domicile, selon la méthode des quotas. (Yves Clarisse)

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  • M5997716 le lundi 16 fév 2015 à 12:40

    Mitterrand avait fait une alliance avec le PC...aujourd'hui le PC est à l'agonie. Malin ! Mais nous avons la droite la plus bête du monde...