5 tendances qui bouleversent notre façon d'habiter

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L’économie du partage, le mélange vie privée et professionnelle et l’allongement de la vie ont profondément modifié le rapport des Français au logement selon une enquête Ipsos. Ses conclusions en 5 points.

Après avoir fait plancher l’institut de sondages Ipsos et le sociologue Jean-Claude Kaufmann, le Lab’ du réseau immobilier Orpi est parvenu à détacher quelques grandes tendances qui marqueront la façon d’habiter aujourd’hui et demain. Voici cinq points forts, concernant aussi bien les jeunes générations que les seniors.

1. Le bel avenir de la colocation

Loin d’une vague solution de dépannage, la colocation séduit un public toujours plus large. Pas moins de 28 % des sondés peuvent envisager d’y recourir (8 % l’ont déjà fait) et même 39 % des moins de 35 ans à en croire l’étude Ipsos menée auprès de 1000 personnes. «La colocation cumule actuellement les avantages, souligne le sociologue Jean-Claude Kaufmann. C’est une solution économique, mais c’est aussi un moyen pour les jeunes de ne pas s’installer trop vite. On s’investit moins dans une colocation et on y conserve cette impression de se démultiplier et de vivre plus intensément.» A défaut d’une colocation, les seniors envisagent de plus en plus la possibilité de louer une chambre dans leur domicile à un étudiant. Ils sont 40% à être intéressés par la formule, pour peu que le locataire respecte leurs règles de vie.

2. Vive le troc, l’échange de logements ou la location de courte durée

«L’explosion de l’économie collaborative a eu un impact très fort sur la relation au logement», explique Bernard Cadeau, président du réseau immobilier Orpi. Même chose pour le nomadisme et la bougeotte grandissante des Français. Ils sont ainsi 56 % à envisager de s’expatrier plusieurs années avant de revenir en France et 52 % à pouvoir songer à un échange de logement pendant les vacances. Et dans les tendances appelées à se développer encore: 46 % des Français pourraient louer une chambre de leur logement pour en tirer un complément de revenus (37 % chez les plus de 65 ans contre 51 % chez les moins de 35 ans). Et ils sont déjà 32 % à se sentir capable de mettre en location leur logement sur Internet lorsqu’ils n’y sont pas (21 % chez les 65 ans et plus contre 43 % chez les moins de 35 ans).

3. La résidence secondaire a du plomb dans l’aile

«Autant l’accès à la propriété reste central et demeure un enracinement qui rassure les jeunes générations, autant la résidence secondaire ne remporte plus les suffrages des nouvelles générations», souligne Bernard Cadeau. A l’heure des voyages bon marché et des locations faciles en ligne, la maison de campagne apparaît à la fois comme un gouffre financier et comme une limitation du champ des possibles. «Si les acheteurs se détournent un peu de ce genre de biens, j’ai une part grandissante de ma clientèle qui choisit de faire des travaux dans sa maison de campagne au moment de la retraite pour en faire sa résidence principale», précise Franck Sasso, agent immobilier à Champigny-sur-Marne.

4. Un bureau à la maison, c’est essentiel

Alors que la frontière vie privée/vie professionnelle devient toujours plus floue, la présence d’un espace bureau dans le logement s’impose comme une nécessité. C’est déjà une réalité pour 15 % des Français et ils sont 55 % à envisager de s’en installer un (et même 62 % chez les moins de 35 ans). Une tendance et une demande qu’observe tous les jours Franck Sasso dans son travail d’agent immobilier. «Dans bien des cas, le dressing qui intéresse moins aujourd’hui est transformé en bureau, souligne-t-il. Parfois aussi, les acheteurs s’assurent qu’il y a une prise téléphonique dans la cave pour y installer facilement leur coin bureau/Internet.»

5. Le salon, pièce préférée devant la cuisine

La pièce que les Français rêvent d’agrandir dans leur logement, c’est majoritairement le salon/salle manger (pour 42 % des sondés) devant la cuisine (25 %). La salle de bain ne récolte que 17 % des suffrages contre 16 % pour la chambre. «A l’ère de la maison connectée, on souhaite un chez soi ouvert, avec la possibilité d’avoir des pièces multi-activités. Et le salon/salle s’y prête le mieux», souligne Jean-Claude Kaufmann. Quant à la cuisine, son retour en grâce n’est qu’un retour au sources. Après la vogue des petites cuisines des années 80, la pièce regagne ses lettres de noblesse. «Et l’on perçoit aussi l’impact des émissions de déco et de cuisine, estime l’agent immobilier Franck Sasso. On nous réclame désormais régulièrement un îlot central pour préparer son repas à la manière de Top Chef.»

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