4e séance de hausse à la Bourse de Paris

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(lerevenu.com) - Certaines de ces publications ont été fraîchement accueillies à l'image de la Société Générale, Pagesjaunes ou encore Bic.

A l'inverse, Total, Peugeot et Edenred ont vu leurs titres progresser en bourse après leurs résultats.

Outre-Atlantique, Wall Street s'affiche en ordre dispersé pour le moment, alors que les ventes américaines de détail sont ressorties pratiquement en ligne avec les anticipations en janvier...Cisco retiendra l'attention ce soir sur la cote américaine, avec ses derniers résultats trimestriels...



ECO ET DEVISES

La production industrielle de la zone euro a progressé de 0,7% en décembre, au-delà de ce qui était attendu en moyenne par les économistes (+0,2%), annonce Eurostat. Sur un an, elle décline cependant encore de -2,4%, soit davantage que prévu, car les données de novembre ont été révisées à -0,7% en glissement mensuel contre -0,3% annoncé. En décembre 2012 par rapport à novembre 2012, la production de biens de consommation non durables a crû de 2% dans la zone euro et de 1,3% dans l'UE27. Les biens de consommation durables ont augmenté respectivement de 2% et 0,4%. Les biens d'investissement ont progressé de 1,3% dans la zone euro et de 1,2% dans l'UE27. Les biens intermédiaires ont décliné respectivement de 0,2% et 0,3%. La production d'énergie a diminué de 1,2% dans la zone euro et de 0,4% dans l'UE27.

D'après le Département américain au commerce ce mercredi, les ventes de détail aux États-Unis pour le mois de janvier 2013 sont ressorties en augmentation de 0,1% en comparaison du mois antérieur, en ligne avec le consensus. Hors automobile et essence, ces ventes ont grimpé de 0,2% en janvier, contre +0,3% de consensus de place. Hors automobile, enfin, la hausse atteint également 0,2% par rapport à décembre.

D'après le dernier rapport hebdomadaire dévoilé par le Département à l'Energie américain, les stocks commerciaux de brut, hors réserve stratégique, ont augmenté de 0,6 million de barils pour la semaine close au 8 février 2013, à 372,2 millions de barils. Les stocks d'essence ont eux baissé de 0,8 million de barils. Enfin, les stocks de produits distillés (gazole et fioul de chauffage) ont reculé de 3,7 millions de barils.

La parité euro / dollar atteint 1,3438. Le baril de Brent se négocie 118,7$, et le WTI s'affiche à 97,3$.

VALEURS EN HAUSSE

* Peugeot monte de 7,3%. PSA veut oublier un exercice 2012 qui s'est soldé par une perte historique de 5 milliards d'euros, et repartir sur de bonnes bases. Avec un marché européen toujours convalescent, la tâche s'annonce rude pour l'entreprise, qui a malgré tout confirmé ce matin qu'elle envisageait de renouer avec un flux de trésorerie positif à la fin de l'année prochaine. Au terme de l'exercice 2012, PSA Peugeot Citroën a enregistré une baisse de -5,2% de son chiffre d'affaires, à 55,4 MdsE, dont -10,3% pour la division automobile. Le résultat opérationnel courant est déficitaire de -576 millions d'euros, dont -1,504 MdE sur la seule division automobile. Le constructeur enregistre une perte nette colossale, de -5,01 MdsE, qui comprend 3 MdsE de dépréciations comptables sur la branche automobile et 879 ME sur la valeur nette des impôts différés. Ces ajustements, qui avaient été annoncés en début de mois, "permettent d'engager l'année 2013 sur des bases saines pour assurer le rebond du groupe", assure le management. Le consensus Bloomberg anticipait une perte opérationnelle supérieure, de -647 ME, ce qui pourrait constituer un léger rayon de soleil dans cette publication. PSA redoute un repli du marché automobile en Europe en 2013 de l'ordre de -3 à -5%, à une croissance de l'ordre de 8% en Chine, de 2% en Amérique Latine et de 2% en Russie. La direction vise la réduction par deux du rythme de consommation de free cash flow opérationnel cette année, et confirme son objectif de retour à l'équilibre du free cash flow opérationnel à fin 2014.

* Faurecia gagne 5,1% grâce à l'appui d'un analyste. Il est temps de voir le verre à moitié plein, écrivait ce matin Natixis, qui passe de "vendre" à "acheter" sur le dossier, en visant 16 euros, contre 12 précédemment. Le bureau d'études pense que le point bas est en cours et que les fondamentaux vont se redresser au second semestre.

* Edenred progresse de 3,4%. Les investisseurs saluent les comptes robustes du groupe, malgré un bénéfice net légèrement inférieur aux attentes, et la situation financière de l'entreprise toujours saine. En 2012, Edenred a donc réalisé un chiffre d'affaires de 1,067 MdE, en croissance de 3,3% en données publiées et de 7,3% au niveau organique (périmètre et change constants). Ce niveau est tout à fait en ligne avec un consensus positionné à 1,06 MdE sur la base des anticipations de 19 bureaux d'études. Le volume d'émission a progressé de 9,7% en données publiées et de 10,1% en organique à 16,66 MdsE. Côté profits, le résultat opérationnel courant s'est établi à 367 ME, soit supérieure de 3,3% à celui de l'année précédente en données publiées et de 8,7% sur une base constante. Il dépasse la projection du consensus (362 ME). Quant au bénéfice net ajusté, il est en ligne avec les attentes, à 208 ME (+2,5%) contre 211,1 ME attendus. Edenred a dégagé une marge brute d'autofinancement en progression de 13,4% à 282 ME. Un dividende de 0,82 euro, en hausse de 17%, sera proposé. Il dépasse l'attente moyenne de la place fixée entre 0,75 et 0,76 euro, selon nos pointages.

* Lafarge monte de 3,3%. Goldman Sachs a fait entrer Lafargedans sa liste de convictions à l'achat. Le titre dispose en effet du potentiel le plus important du secteur en Europe, selon le courtier, qui vise 57 euros d'objectif contre 45 précédemment.

* Gemalto progresse de 3,1% après avoir déjà gagné 0,3% hier.

* Alstom (+2,1%). Le CM-CIC Securities a débuté le suivi d'Alstom sur une recommandation à "acheter" et une valorisation à 40 euros par action. Le courtier joue le retour sur investissement de cinq ans de réorganisation, durant lesquels l'entreprise a dû adopter une stratégie de flexibilité pour s'adapter à la demande nouvelle en provenance des "économies de croissance".

* Vallourec grimpe aussi de 1,7% avec Pernod Ricard (+2,3%) et Solvay (+2,6%) sur le CAC40.

* Total gagne 0,4% après l'annonce des résultats de son quatrième trimestre 2012. Sur la période, le géant pétrolier enregistre un résultat net part de groupe de 2,381 Milliards d'euros, en hausse de 4%, pour un chiffre d'affaires en progression de 5% à 49,87 MdsE. Le résultat net ajusté grimpe de 13% à 3,081 MdsE, soit un niveau en ligne avec le consensus qui tablait sur 3 MdsE. Le résultat opérationnel ajusté des secteurs augmente enfin de 10% à 3,36 MdsE. Sur l'ensemble de l'exercice 2012, la firme voit son bénéfice part du groupe reculer de 13% à 10,7 MdsE alors que le bénéfice net ajusté affiche une hausse de 8% à 12,4 MdsE. Les revenus augmentent de 8% à 200,1 MdsE.

VALEURS EN BAISSE

* PagesJaunes chute de 14,2%. Le groupe a beau avoir pour projet de changer son nom en "Solocal Group" pour échapper à son passé dans les annuaires en papier, la période de disette ne semble pas encore terminée pour la société. Le titre chute logiquement après une publication annuelle sans surprise, mais des perspectives 2013 encore plus prudentes que redouté. Le groupe vise en effet une nouvelle contraction de son activité de -3 à -5% cette année, après prise en compte de la dégradation publicitaire constatée en France. Les activités digitales devraient continuer à faire mieux que la moyenne hexagonale et atteindre 65% des revenus du groupe. La marge brute opérationnelle devrait ressortir elle aussi en baisse, entre 425 et 445 ME. La priorité continuera à être donnée à l'endettement. Le consensus de place était fixé à une contraction de l'activité de -1,7% seulement en 2013, si bien qu'il va devoir s'ajuster en baisse. Même constant pour l'objectif de marge brute opérationnelle, avec un consensus qui visait 455 ME. Plusieurs analystes ont aussi souligné ce matin que la perspective d'évolution de la marge brute n'était guère rassurante compte tenu de la faible marge de manoeuvre dont dispose encore le groupe sur ses covenants bancaires liés à ce ratio.

* Bic recule de 7,4%, après la publication de résultats annuels un peu "justes" par rapport aux objectifs et aux prévisions des analystes. Les résultats sont "légèrement inférieurs" aux attentes d'Oddo, qui en profite cependant pour abaisser sa recommandation de "achat" à "neutre", son objectif de 96 euros ayant été atteint. Chez Cheuvreux ("surperformance"), on est moins diplomate : le quatrième trimestre constitue une grosse déception avec des comptes qui sont "largement" en-deçà des attentes, en matière de revenus comme de résultats. "Nous estimons que le consensus devrait s'ajuster à la baisse de 3 à 5%", ajoute le courtier, qui attendait une réaction négative de l'action, accentuée par une valorisation généreuse.

* Société Générale cède 3,5% après la publication de ses résultats annuels et l'annonce d'une nouvelle organisation. La SG engage en effet cette année la seconde étape du "Plan Ambition SG 2015", qui consiste en un projet de simplification et recentrage de l'organisation autour des métiers coeur, visant à renforcer les synergies de revenus et de coûts. L'établissement a dégagé un produit net bancaire de 5,13 Milliards d'euros au 4ème trimestre 2012, en baisse de -14,5% en glissement annuel sur une base constante. Le résultat brut d'exploitation chute de -36,6% à 992 ME, et le résultat net est négatif de -476 ME. Le consensus redoutait une perte nette de -203 ME, avec de grandes disparités entre analystes. Sur l'exercice entier, la banque rouge et noire a vu son PNB décroître de -10,3% à 23,11 MdsE, son RBE de -22,4% à 6,67 MdsE et son bénéfice net de -67,5% à 774 ME. Hors exceptionnels, le bénéfice aurait atteint 3,368 MdsE. Le ratio ROTE ressort à 1,4%, contre 7,5% un an avant. Le ratio "Core Tier 1" a atteint 10,7% en fin d'année, en hausse de +165 points de base en un an. Un dividende de 0,45 euro par action sera proposé. Il sera payable en titres.

* Vivendi perd 1,3%. Le torchon brûle entre le groupe et Lagardère sur le dossier Canal+ France. L'actionnaire minoritaire, à la tête de 20% des parts, a assigné Vivendi devant le Tribunal de Commerce de Paris en vue de faire reconnaître la nullité d'une convention de centralisation de trésorerie entre Groupe Canal+ et Canal+ France, au motif qu'il s'agit d'une convention réglementée que le conseil de surveillance aurait dû valider. Lagardère réclame la restitution, sous astreinte, de l'excédent de trésorerie, soit en cumulé 1,603 milliard d'euros. Vivendi conteste l'analyse de Lagardère et estime que la convention de trésorerie ne nécessitait pas la consultation du conseil de surveillance. Il y voit une "tentative de déstabilisation" destinée à le pousser à racheter les 20% de Lagardère. Vivendi promet de faire "valoir tous ses droits" et a prévu de déposer des plaintes en abus de procédure, assortis de dommages et intérêts en cours d'évaluation.

* Carrefour perd 1,3% après une hausse de 0,8% hier.

* Crédit Agricole redonne aussi 1,3% après avoir aligné trois séances consécutives de rebond.

* France Telecom cède 1,1% et enregistre ainsi une quatrième séance consécutive de baisse.

Finance Plus, édité par lerevenu.com

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