49-3, ordonnance, référendum... : à droite, à chacun son bazooka

le , mis à jour à 09:48
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Sur les bancs de la droite, on se prépare, non sans ironie, à voir le gouvernement dégainer, contraint et forcé, le bazooka du 49-3. « Ils auraient pu passer la loi avec les voix de la droite, mais non ! Ils l'ont vidée de sa substance et, aujourd'hui, ils se retrouvent sans majorité à gauche. Ils ne vont pas avoir le choix », s'amuse le député les Républicains Benoist Apparu.

Persuadés que l'exécutif va « arrêter le match avant la fin », les députés LR et UDI ont déjà fait savoir qu'ils déposeraient une motion de censure pour riposter. La droite a beau rire sous cape, elle oublie qu'elle a eu recours à ce procédé autoritaire lorsqu'elle était aux affaires (30 fois depuis 1958). A commencer par le grand favori de la primaire, Alain Juppé. En 1995 et 1996, celui qui était Premier ministre de Jacques Chirac a brandi le 49-3 à deux reprises : pour imposer sa réforme controversée de la Sécurité sociale et modifier le statut de feu France Télécom.

François Fillon, lui, peut s'enorgueillir de ne l'avoir jamais utilisé en cinq ans à Matignon, de 2007 à 2012. Ce qui ne l'empêche pas de proposer, s'il était élu à l'Elysée, une batterie de mesures pour court-circuiter les parlementaires et faire passer plus vite ses réformes. Ainsi plaidait-il mardi, dans « les Echos », pour un recours au procédé castrateur des ordonnances dès l'été 2017. Cela permettrait au gouvernement, après feu vert du Parlement, de mettre en place ses mesures sans passer par la case débat à l'Assemblée et au Sénat. Une solution également défendue par Juppé, Bruno Le Maire ou Jean-François Copé.

Nicolas Sarkozy, lui, ne veut pas en entendre parler. « Il est quand même curieux de dire aux Français [...] : donnez-moi une majorité pour réformer, et immédiatement après dire aux parlementaires : vous ne servez à rien », tacle l'ancien président. Un respect des élus qui a ses limites, puisque Sarkozy entend, s'il est ...

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