43% des Français produisent leurs propres aliments

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27% des Français disent aussi avoir un recours significatif à la vente directe, auprès de ferme ou de groupements d'agriculteurs par exemple Goodluz/shutterstock.com
27% des Français disent aussi avoir un recours significatif à la vente directe, auprès de ferme ou de groupements d'agriculteurs par exemple Goodluz/shutterstock.com

(Relaxnews) - Crises sanitaires à répétition, sentiment de hausse des prix... Plus que jamais, les Français prennent le pouvoir sur les aliments qui entrent dans leur cuisine pour être sûr de ce qu'ils mangent. D'après une vaste enquête TNS Sofres, dévoilée ce mardi 9 septembre pour le Salon international de l'alimentation, 43% des consommateurs nourrissent leur famille avec des produits alimentaires qu'ils ont produits. 

Oeufs, tomates, salades... Les Français ont la main verte et plus de quatre consommateurs sur dix mettent à profit cette qualité pour faire manger sainement leur famille. La proportion paraît importante. Et ce n'est pas la culture des herbes aromatiques, largement pratiquée, qui fausse le résultat. En excluant celles-ci, le chiffre s'établit à 35% de consommateurs alimentant cette tendance. 

Un phénomène de consommation poussée par la succession des crises sanitaires comme celle de la viande de cheval dans les lasagnes ou celle des concombres contaminés. Pour preuve, quatre consommateurs sur dix avouent ne pas avoir produit leurs aliments par le passé. Et, dans la même veine, 27% des Français disent avoir un recours significatif à la vente directe, auprès de ferme ou de groupements d'agriculteurs par exemple. 

Les Français fans de cuisine, mais pas que...

Dans cette même dynamique, les consommateurs se sont mis aux fourneaux. 37% disent préparer leurs plats plus souvent qu'avant tandis que 33% se sont mis à cuisiner les restes. Le phénomène de starification des chefs, ou le succès des concours télévisés tels que "Top Chef" et "Masterchef", ne sont pas les seules explications à cet engouement. 

Les Français veulent maîtriser leur budget alimentaire. Car malgré une inflation relativement stable, 47% ont le sentiment que leurs dépenses en la matière ont augmenté au cours des douze derniers mois. D'ailleurs, la moitié des répondants avoue renoncer plus souvent à des achats alimentaires jugés trop chers. Par ailleurs, le prix est définitivement le critère de choix pour choisir un produit alimentaire (77%). Il est même plus important que les qualités gustatives (43%) ou même la marque (28%) à laquelle bon nombre de consommateurs attachaient tant d'importance avant la crise. 

Ce n'est donc pas un hasard si près de la moitié des consommateurs (49%) privilégie plus souvent les promotions ou compare les prix des produits entre les marques (48%). 

Fait important, révélateur de l'attachement des Français à leur modèle allimentaire, les petits plaisirs gourmands restent préservés malgré les arbitrages qui s'opèrent. Une habitude partagée par 78% de sondés. 

Cette étude a été réalisée auprès d'un échantillon de 1.000 individus âgés de 18 ans et plus ou 18-55 ans, représentatifs selon la méthode des quotas en termes de sexe, âges, régions et catégories socio-économiques (France, Allemagne, Espagne, Grande-Bretagne, USA, Russie, Chine, Brésil, Moyen-Orient).

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  • faites_c le mardi 9 sept 2014 à 17:54

    "Cette étude a été réalisée auprès d'un échantillon de 1.000 individus âgés de 18 ans et plus ou 18-55 ans, représentatifs selon la méthode des quotas en termes de sexe, âges, régions et catégories socio-économiques" La première question de l'étude était "cultivez-vous vos propres légumes?" si la réponse était non vous étiez exclus de l'étude ce qui explique que l'on arrive au taux mentionné!!!