40 Millions demande à Royal de refuser la hausse des péages

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    * L'association demande à la ministre de refuser la hausse 
prévue 
    * Les péages devraient augmenter de 0,76% au 1er 
février-source 
    * Elles iraient de +0,6% à +1,2% selon les réseaux-JDD 
    * Même avec une inflation nulle, les péages augmenteront 
mécaniquement jusqu'en 2023 à cause des rattrapages 
 
 (.) 
    PARIS, 20 novembre (Reuters) - L'Association "40 Millions 
d'automobilistes" a appelé lundi la ministre de l'Environnement 
à refuser la hausse d'environ 0,8% des péages d'autoroutes qui 
se profile l'an prochain. 
    Une source proche du dossier a dit à Reuters que la grille 
tarifaire qui sera présentée vendredi au comité des usages 
d'autoroutes prévoyait une augmentation moyenne de 0,76% au 1er 
février 2017, comme l'a rapporté le premier le Journal du 
Dimanche. 
    Cette augmentation, qui suit un calcul intégrant le niveau 
de l'inflation, les travaux non inclus dans les contrats de 
concessions et actuellement le rattrapage de la hausse de la 
redevance domaniale, serait la plus importante sur le réseau 
d'ASF, filiale de Vinci  SGEF.PA , qui couvre le sud-ouest de la 
France (+1,197%). 
    Suivraient Area (Rhônes-Alpes), filiale d'Eiffage  FOUG.PA  
(+0,926%), Autoroutes Paris Rhin Rhône (APRR), également filiale 
d'Eiffage (+0,896%), Escota (Vinci) dans le sud-est (+0,592%), 
Sanef et SAPN dans le Nord de la France et en Normandie (groupe 
Abertis  ABE.MC ) (+0,582%) et Cofiroute (Vinci) dans l'ouest du 
pays (+0,572)%. 
    "Les évolutions du prix des péages doivent être discutées en 
commission avant d'être soumises à la ministre des Transport 
Ségolène Royal", écrit dans un communiqué Pierre Chasseray, 
délégué général de "40 millions d'automobilistes" qui siège au 
comité des usagers. "L'association s'interroge donc sur 
l'origine de cette annonce et demande à l'Etat de ne pas valider 
cette nouvelle augmentation." 
    Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès 
du ministère de l'Environnement. 
    Si la hausse de 0,76% marque un ralentissement par rapport 
aux +1% de 2016, l'augmentation des péages d'autoroutes fait 
chaque année des vagues dans l'opinion, surtout en période 
d'inflation très faible comme à l'heure actuelle. Le régime des 
autoroutes, montré du doigt comme trop généreux pour les 
concessionnaires, a d'ailleurs été au coeur d'une grave crise 
avec l'Etat en 2014 et une partie de l'année suivante. 
    Ségolène Royal avait ordonné un gel des tarifs en février 
2015 pour mettre la pression sur les sociétés d'autoroutes lors 
des négociations sur une évolution de leurs contrats. Ce gel 
sera rattrapé à partir de 2019 mais lissé jusqu'en 2023 pour en 
réduire l'impact pour les automobilistes. 
    Tous ces reports - redevance domaniale, gel mais aussi 
grands travaux - signifient que même avec une inflation faible 
ou des investissements annuels réduits, les péages continueront 
d'augmenter mécaniquement après 2017. 
    L'année 2018 cumulera ainsi fin du rattrapage de 
l'augmentation de la redevance domaniale (+0,3% en 2017), et 
début du financement du deuxième plan de relance autoroutier 
(+0,3% à +0,4% jusqu'en 2020)  . A partir de 2019, la 
répercussion de la redevance domaniale disparaît théoriquement, 
mais celle du gel de 2015 prend la relève.   
 
 (Gilles Guillaume, avec Marine Pennetier, édité par Jean-Michel 
Bélot) 
 

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