40 ans et toujours en colocation

le
0
40 ans et toujours en colocation
40 ans et toujours en colocation

« L'auberge espagnole », film de Cédric Klapisch, en a fait un mythe. Pour la plupart, la colocation reste une aventure pour une bande de copains étudiants : des années insouciantes avant l'indépendance. Une parenthèse désordonnée, symbole de la jeunesse. Pourtant, la réalité n'est plus aussi joyeuse. Non seulement beaucoup adoptent ce mode de vie pour des raisons économiques, mais la tranche d'âge s'est considérablement élargie. Les professionnels sont unanimes. D'après les chiffres du leader Appartager.com, de 2012 à 2014, le nombre de personnes de 40 ans et plus en recherche d'une colocation a augmenté de 43 %. Quant à ceux qui proposent une chambre à louer dans leur logement, leur nombre a progressé de 18 %. Partout en France, le constat est le même : « La crise du logement a bouleversé ces critères », assure le PDG Karim Goudiaby.

Lancé en 2001, ce site avait à l'époque une cible prioritaire : les étudiants. Aujourd'hui, ces derniers ne représentent plus que la moitié des clients. Les créateurs de la Carte des colocs, dernier-né sur le marché, font le même constat. « En un an et demi d'existence, on a constaté une forte hausse des 30 ans et plus à la recherche d'une chambre à louer chez l'habitant. Cela reste encore difficile à chiffrer », explique Thibault Ehrhart, l'un des fondateurs. Il suffit de parcourir quelques annonces pour s'en rendre compte.

« Bonjour, je propose une chambre en colocation pour personne sérieuse », écrit Fabrice, 44 ans, Parisien, sur Colocation.fr. Patricia, 52 ans, loue quant à elle une partie de son appartement à Houilles, exclusivement à une femme. Que ce soit sur Leboncoin.fr, Appartager.com ou d'autres sites, les demandes des quadragénaires explosent. A tel point que certains ont flairé un nouveau marché comme Colocation-adulte.fr, Coloc-senior.fr ou CoToiturage, site pour les familles monoparentales. Les messages affluent. « Maman et ses trois filles ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant