4 écoliers sur 10 jouent à perdre connaissance

le
0
4 écoliers sur 10 jouent à perdre connaissance
4 écoliers sur 10 jouent à perdre connaissance

Demandez à votre enfant s'il a déjà essayé d'arrêter de respirer : cette pratique semble être un must des cours d'école. C'est ce que révèle une enquête sur les jeux dangereux, menée auprès des élèves de CE 1 et de CE 2 de 25 écoles dans la région toulousaine, et dont les résultats viennent d'être publiés par la Société française de pédiatrie. Il apparaît que 71 % des écoliers connaissent au moins un jeu d'asphyxie ou d'étranglement, et 40 % avouent en pratiquer. Pour un tiers d'entre eux, cette activité débute... à la maternelle !

C'est la première fois qu'une enquête scientifique révèle de si inquiétantes proportions d'enfants concernés par ces « jeux » responsables d'évanouissements, de séquelles physiques et mentales, voire la mort (lire ci-dessous). « Il est probable que cette pratique est beaucoup plus fréquente qu'on ne le croyait jusqu'ici, d'autant qu'une autre étude menée dans le nord de la France présente des résultats similaires. Elle semble aussi commencer très tôt », commente Bertrand Chevallier, chef du service de pédiatrie à l'hôpital Ambroise-Paré (AP-HP) de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

Qu'ils s'appellent jeu du foulard, de la tomate ou du rêve indien, ces amusements de préau consistent tous à rechercher l'évanouissement ou des sensations approchantes, en s'étranglant ou en cessant de respirer. Ces pratiques « se découvrent entre enfants, le plus souvent dans la cour de l'école, et sans aucune notion du danger encouru, résume Emmanuelle Godeau, chef du service médical de l'académie de Toulouse, qui a coécrit l'étude avec quatre autres chercheuses de l'Inserm et du CHU de Toulouse. Alors que les adolescents qui s'adonnent à ces expériences sont dans la recherche de sensations, les plus jeunes ne sont pas dans la prise de risque. Ils s'y adonnent juste pour s'amuser, et parce que d'autres le font. »

L'étude, qui a été menée dans le cadre scolaire, a ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant