36.000 tonnes de métal en mouvement pour sécuriser Tchernobyl

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VIDÉO - Trente ans après l’accident nucléaire, les géants français du BTP Bouygues et Vinci finalisent la nouvelle enceinte de confinement des déchets radioactifs. Pour cela, ils poussent sur 327 mètres une immense arche de métal préfabriqué.

Trente ans après le dramatique accident qui a touché le réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine, il était temps de démanteler le sarcophage vieillissant protégeant le site et d’assurer au mieux la gestion des déchets radioactifs. C’est Novarka une co-entreprise (à 50/50) entre Vinci Construction Grands Projets et Bouygues Travaux Publics, qui s’est chargé de la réalisation de cette «enceinte de confinement», immense arche de béton qui doit recouvrir le réacteur qui a explosé.

Un chantier de tous les dangers et de tous les records qui se déroule sans accrocs jusqu’ à présent. La structure de confinement est tout simplement la plus grande structure terrestre mobile jamais construite. Tout le défi consiste à pousser sur 327 mètres un bâtiment mesurant 162 mètres de long pour 108 mètres de haut et un poids total de 36.000 tonnes équipé. Pour y parvenir, les géants du BTP disposent d’un système de glissement spécial composé de 224 vérins hydrauliques qui la déplacent sur 60 cm à chaque poussée. «Selon les estimations, les opérations de poussage prendront environ 40 heures, sur une période de 5 jours maximum», souligne un communiqué de Bouygues.

Un chantier à 1,5 milliard d’euros

Ces travaux hors normes avaient démarré dès 2012 avec d’importants travaux préparatoires sur le terrain, dans une zone dégagée située à proximité du réacteur n° 4. Vu sa taille, la structure a dû être construite en deux parties et son assemblage s’est prolongé jusqu’en octobre 2015. «Il s’agit d’une étape historique dans l’amélioration de la sûreté environnementale à travers le monde et dans la zone d’exclusion de Tchernobyl, a souligné Ostap Semerak, ministre ukrainien de l’Ecologie. Cela n’a été possible que grâce à un immense soutien international: 40 pays et bailleurs de fonds ont contribué à cet objectif visant à protéger l’humanité des retombées radioactives.» De son côté, Bouygues précise dans son communiqué: «La nouvelle enceinte de confinement possède une durée de vie de 100 ans et coûtera 1,5 milliard d’euros».

Le chantier en quelques étapes

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